Damien Glez

Damien Glez

Dessinateur burkinabé, il dirige le Journal du Jeudi, le plus connu des hebdomadaires satiriques d'Afrique de l'Ouest.

Salade d’avocats pour Gbagbo

Salade d’avocats pour Gbagbo

Gourmand, Laurent Gbagbo a voulu mettre du beurre dans ses épinards en rallongeant la sauce d’un mandat présidentiel déjà trop délayé. Acceptant les risques de fricassée civile, il pensait ne pas pouvoir faire d’omelette sans casser d'œufs. Mais Koudou est allé au combat pour des prunes. À ne pas vouloir mettre d’eau dans son vin, il n’a pas pu remettre le couvert plus de quatre mois. Maintenant que Ouattara a mis du sable dans son attiéké, le boulanger, comme on surnomme Gbagbo, mange son pain noir.

Compaoré lâché par sa garde rapprochée

Compaoré lâché par sa garde rapprochée

Qui a peur du grand méchant Blaise? Plus son peuple manifestement. Dans la nuit du 14 au 15 avril, aux alentours de 21 heures, des détonations se font entendre dans l’enceinte du palais de Kossyam, la flambant neuve présidence du Burkina Faso à Ouagadougou. Le souffle de mutinerie se répand de caserne en caserne, à commencer par le camp qui jouxte l’échangeur du Sud. Les militaires investissent les rues. Les armes lourdes relaient les armes légères.

Côte d'Ivoire: Touche pas à mon expat’!

Côte d'Ivoire: Touche pas à mon expat’!

Il y a migrant et migrant. L’Ivoirien vivant en France est un «immigré» qu’on regarde volontiers de travers. Le Français vivant en Côte d’Ivoire est un «expatrié», terme plus ronflant —ou plus exactement un «expat’». L’immigré, même s’il s’est résigné à être sans-papiers, a sué de longues heures, sous le soleil, devant un consulat de France tropical. L’expat’ a obtenu d’un battement de cils —voire d’un coup de fil— son visa pour le même soleil. Selon les sources, entre 80.000 et 200.000 Ivoiriens vivraient en France.

Les treillis en dérapage incontrôlé au Burkina

Les treillis en dérapage incontrôlé au Burkina

22 mars 2011. 22 heures. Des coups de feu se font entendre dans la capitale du Burkina Faso. Les Ouagalais se calfeutrent et reconstituent, à l’oreille et par téléphones cellulaires, le parcours des fusillades. Tout au long de la nuit, celles-ci se déportent du quartier Gounghin vers l’Est de la ville. Sixième coup d’Etat de la Haute-Volta indépendante ou bisbilles incontrôlées auxquelles les forces de l’ordre ont habitué les Burkinabè?