Chawki Amari

Chawki Amari

Journaliste et écrivain algérien, chroniqueur du quotidien El Watan. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment Nationale 1.

Le mouvement révolutionnaire s’essouffle

Le mouvement révolutionnaire s’essouffle

6.000 ou 10.000 morts selon les sources, le bilan n'est pas non plus très bon pour les vivants. 200.000 personnes ont déjà quitté la Libye et l'Organisation internationale pour les migrations en prévoit 400.000 pour les jours à venir, selon une prospective qui inclut 600.000 Libyens en besoin futur d'assistance humanitaire.Le scénario libyen, écrit un peu trop vite, n'a plus rien à voir avec celui de ses voisins immédiats, l'Egypte et la Tunisie, là où tout a commencé.

Les révolutions donnent de l'oxygène à la jeunesse

Les révolutions donnent de l'oxygène à la jeunesse

Alger. En ce printemps précoce, les premiers bourgeons apparaissent sur les branches des arbres et les températures se sont considérablement radoucies. Rue Didouche Mourad, en plein centre, un scooter passe, avec un jeune couple dessus sans casque et cheveux au vent. Habituellement, les forces de l'ordre —dont 10.000 policiers sont déployés dans la capitale— sont suspicieux et souvent hostile envers cette jeunesse considérée comme oisive et hédoniste. Là, rien; le scooter passe et le couple se permet même de narguer les deux policiers en faction en leur lançant une phrase.

Les exceptions marocaine et algérienne

Les exceptions marocaine et algérienne

Auguste geste et concession offerte par le président Abdelaziz Bouteflika —qualifié de roi par ses opposants: la levée de l'état d'urgence 19 ans après son instauration. Et après? Dans l'expectative, les Algériens se placent sur la mince frontière entre la protestation permanente et la révolte généralisée.Au Maroc, où il n'y a pas de lois d'exception, le royaume se pose dans le même schéma; on proteste, on manifeste, mais on reste relativement calme.

Pas de quartier pour les insurgés

Pas de quartier pour les insurgés

Tout comme l'opinion arabe, les autocrates arabes se suivent mais ne se ressemblent pas. Il y a ceux qui ont tenté —dans la violence— de négocier jusqu'au bout, comme Ben Ali et Moubarak, et ceux qui ne négocient pas mais gardent leur arme dans la ceinture, comme Bouteflika.Mais il existe un troisième profil de serial dictator, celui qui ne négocie rien et tire dans la foule, à vue, tel Kadhafi, qui vient de passer en quelques jours du statut de clown international à celui de boucher national.