Chawki Amari

Chawki Amari

Journaliste et écrivain algérien, chroniqueur du quotidien El Watan. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment Nationale 1.

Pourquoi les Franco-Algériens ne votent pas

Pourquoi les Franco-Algériens ne votent pas

Les élections législatives algériennes viennent de passer le 10 mai dernier, comme une lettre piégée à la poste restante. Taux de participation officiel, 43%, avec une large victoire du FLN, y compris en France, mais où seuls 18% ont voté. Les législatives françaises du 10 et 17 juin viennent aussi de passer, et comme prévu, le parti socialiste a raflé la mise, en France mais aussi à l'étranger, où il a remporté huit circonscriptions sur onze (1,1 million d'électeurs expatriés). Entre les deux, la mer bien sûr, et aussi quelques siècles de démocratie.

Les faiseurs et les coupeurs de route

Les faiseurs et les coupeurs de route

«Pour couper une route, il faut bien qu'elle existe», résume avec sagesse Amir, un entrepreneur quadragénaire qui s'est installé à Alger il y a 10 ans pour profiter des multiples contrats de construction de routes lancés par le gouvernement. Avec les milliers de kilomètres de routes engagées, à la réfection ou à la création, le secteur des Travaux publics reste le principal porteur de croissance économique (11%) et créateur d'emploi, 5000 cadres et environ un millier d’ouvriers qualifiés travaillent sur les routes.

«On croise des terroristes, mais ça ne nous a jamais coupé l'appétit»

«On croise des terroristes, mais ça ne nous a jamais coupé l'appétit»

Tout commence à Alger, capitale de l'empire mais aussi une ville à moitié kabyle, voire aux deux tiers (selon les Kabyles), ou un tiers (selon les autres). A la gare routière de l'Est, un homme est stoïquement debout et attend un car pour aller dans son village, à l'extrême Est de Kabylie. Un proverbe de son village d'origine vient à l'esprit: «Raha ouqavaili d aveddoud», «Le repos du Kabyle est dans la station debout».

Pourquoi Alger refuse de changer

Pourquoi Alger refuse de changer

Une longue fermeture éclair bloquée et serrée en haut, où les petits maillons métalliques sont collés les uns aux autres, emboités et dépendants, où chaque élément ne peut bouger que si celui qui est au dessus de lui bouge, entraînant tous ceux qui sont au dessous. Cette image pourrait désigner l'Algérie, braguette très masculine d'un pantalon conçu aux normes de la moralité et de la normalité, qui couvre les chevilles, masque les réalités et ne s'ouvre qu'avec les doigts et toujours par le haut.