mis à jour le

Centrafrique: un chef de guerre démissionne du gouvernement

Le chef de l'un des principaux groupes armés en Centrafrique a démissionné mardi du poste de conseiller militaire auprès du gouvernement, fonction qu'il occupait après la signature début février d'un accord de paix entre Bangui et 14 mouvements rebelles.

Le responsable du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), Mahamat Al Khatim, a annoncé sa démission mardi dans un communiqué. Officiellement intégré au gouvernement le 6 mars, comme d'autres représentants des 14 groupes armés qui contrôlent encore 70% du territoire centrafricain, M. Al Khatim a fustigé dans le communiqué des fonctions "fictives et non effectives".

Il avait été nommé conseiller militaire chargé des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) dans la zone centre-nord du pays. La création de ces brigades réunissant des membres des forces centrafricaines et de groupes armés dans le but d'assurer la sécurité du territoire avait été décidée lors de l'accord de paix dit de Khartoum.   

Mais leur formation à travers le pays s'est avérée être un des points les plus complexes des négociations lors d'une réunion de suivi de l'accord qui a eu lieu vendredi et samedi à Bangui entre le gouvernement centrafricain et les représentants des groupes armés signataires.

Pour le gouvernement, les combattants rebelles doivent d'abord participer au programme de désarmement et démobilisation (DDRR) lancé en décembre 2018 avant d'intégrer ces unités mixtes.

Mais certains dirigeants des groupes signataires exigent que leurs hommes soient cantonnés après leur désarmement, en attendant leur intégration aux futures USMS. Une mesure qui n'était pas prévue dans le budget du DDRR, en partie financé par les Etats-Unis et la Banque mondiale, selon le ministre conseiller coordinateur du DDRR Jean Willybiro Sako.

Au sortir de la réunion de samedi, le Premier ministre Firmin Ngrebada avait appelé les responsables des groupes armés à faire preuve de "bonne foi" et à respecter les engagements pris à Khartoum.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition pro-musulmane (l'ex-Séléka), qui a entraîné une contre-offensive de milices pro-chrétiennes autoproclamées d'"autodéfense" (anti-balaka). 

AFP

Ses derniers articles: Ethiopie: au moins 239 morts dans les émeutes de la semaine dernière  Afrique du Sud: la sécurité alimentaire des enfants menacée par le coronavirus  Mali: le président cherche un compromis pour apaiser les tensions politiques 

chef

AFP

Des centaines de Maliens réclament la libération du chef de l'opposition enlevé

Des centaines de Maliens réclament la libération du chef de l'opposition enlevé

AFP

Malawi: vainqueur de la nouvelle présidentielle, le chef de l'opposition prête serment

Malawi: vainqueur de la nouvelle présidentielle, le chef de l'opposition prête serment

AFP

Malawi: le chef de l'opposition élu président prête serment

Malawi: le chef de l'opposition élu président prête serment

gouvernement

AFP

Burundi: revirement du gouvernement sur le Covid, "le plus grand ennemi"

Burundi: revirement du gouvernement sur le Covid, "le plus grand ennemi"

AFP

Niger: le ministre de l'Intérieur quitte le gouvernement pour préparer la présidentielle

Niger: le ministre de l'Intérieur quitte le gouvernement pour préparer la présidentielle

AFP

Burundi: un nouveau gouvernement dominé par les durs du régime

Burundi: un nouveau gouvernement dominé par les durs du régime

guerre

AFP

L'Egypte se prépare-t-elle

L'Egypte se prépare-t-elle

AFP

Virus en Afrique: des "guéris" en guerre contre le déni et la stigmatisation

Virus en Afrique: des "guéris" en guerre contre le déni et la stigmatisation

AFP

La contestation secoue le pouvoir au Mali en guerre

La contestation secoue le pouvoir au Mali en guerre