mis à jour le

Niger: sept responsables touareg tués par l'Etat islamique depuis avril

Trois chefs traditionnels et quatre responsables touareg ont été tués depuis fin avril par le groupe de l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dans le sud-ouest du Niger, près de la frontière malienne, une région où les jihadistes cherchent à s'imposer, ont déclaré mardi des responsables.

"Almoubacher Ag Alamjadi, chef de tribu touareg d'Inates, a été tué lundi par des éléments de l'organisation EIGS", a dit à l'AFP une source sécuritaire nigérienne. 

Ex-soldat de la Garde nationale (GN), Almoubacher Ag Alamjadi avait récemment succédé à son père Arrisal Amdagh qui avait été abattu fin avril à son domicile, également à Inates, par des jihadistes. 

Le ministre de la Défense Kalla Moutari a confirmé la mort des deux hommes à l'AFP mardi.

Quatre autres membres de cette chefferie d'Inates qui se rendaient aux funérailles d'Arrisal Amdagh ont aussi été tués dans l'explosion de leur véhicule sur une mine, avaient annoncé mi-juin leur proches.

Dix-huit soldats nigériens avaient été tués lors de l'attaque du camp militaire d'Inates le 1er juillet. C'est dans cette même zone que 18 combattants de l'EIGS avaient été tués lors d'une opération conjointe des forces armées nigériennes, françaises et américaines menée du 8 au 18 juin.

Enfin, en juin, un autre chef traditionnel de la commune de Bankilaré (ouest) avait, lui, été retrouvé mort à la frontière malienne après avoir été kidnappé par "des hommes armés", selon une source locale.

"La stratégie de l'EIGS est d'en finir avec la chefferie traditionnelle (très influence au Niger) dans les zones frontalières. C'est une façon de vider la zone de la présence effective de l'Etat à travers cette représentation pour s'installer et imposer la loi", a confié mardi à l'AFP une autre source sécuritaire.

Selon plusieurs experts, les groupes jihadistes cherchent aussi régulièrement à exacerber les tensions ethniques et conflits intercommunautaires. Dans la Tillaberi, région du sud-ouest du Niger où les sept hommes ont été tués, cohabitent Djermas majoritaires, Peuls, Touaregs et Haoussa. 

La région frontalière du Mali et notamment le Tongo Tongo est très instable. En mai 2019, 28 soldats nigériens y avaient été tués alors qu'une attaque, en octobre 2017, avait coûté la vie à quatre soldats américains et cinq militaires nigériens.

Selon un rapport de l'ONU, le nombre de déplacé internes fuyant les violences "est passé de 35.866 personnes en décembre 2018 à 49.078 personnes en mars 2019" dans la Tillaberi. 

AFP

Ses derniers articles: Guinée: les autorités reconnaissent la mort de 30 personnes  La défense de Kabuga ferraille contre sa remise  Algérie: la justice rejette la demande de libération du journaliste Khaled Drareni (ONG) 

islamique

AFP

Le Mozambique attribue les attaques dans le nord

Le Mozambique attribue les attaques dans le nord

AFP

L'Etat islamique désigné ennemi numéro 1 au Sahel

L'Etat islamique désigné ennemi numéro 1 au Sahel

AFP

Burkina : l'Etat islamique revendique l'attaque de la base militaire d'Arbinda

Burkina : l'Etat islamique revendique l'attaque de la base militaire d'Arbinda

Touareg

AFP

Mali: le Premier ministre en visite hautement symbolique dans le fief touareg de Kidal

Mali: le Premier ministre en visite hautement symbolique dans le fief touareg de Kidal

AFP

Mali: l’armée dément avoir exécuté trois touareg

Mali: l’armée dément avoir exécuté trois touareg

AFP

Mali: des dizaines de civils touareg tués par des jihadistes présumés

Mali: des dizaines de civils touareg tués par des jihadistes présumés

tués

AFP

Mali: trois Casques bleus tchadiens tués par l'explosion d'une mine dans le nord

Mali: trois Casques bleus tchadiens tués par l'explosion d'une mine dans le nord

AFP

Libye: quatre civils tués dans des tirs de roquettes sur Tripoli

Libye: quatre civils tués dans des tirs de roquettes sur Tripoli

AFP

Egypte: 18 jihadistes présumés tués dans le Sinaï après une attaque de l'EI

Egypte: 18 jihadistes présumés tués dans le Sinaï après une attaque de l'EI