mis à jour le

Présidentielle au Sénégal: l'opposition dénonce dans la rue le système de parrainage

Quelques milliers de partisans de l'opposition sénégalaise ont manifesté vendredi à Dakar pour réclamer plus transparence dans processus électoral devant conduire à la présidentielle du 24 février, protestant contre l'élimination d'un grand nombre de dossiers de candidature par le Conseil constitutionnel.

"Il y a une injustice dans la vérification des parrainages puisque ce sont ceux (du président sortant) Macky Sall qui ont été vérifiés en premier, ce qui fait que d'autres candidats ont eu des doublons" invalidant certains de leurs parrainages, a expliqué à l'AFP Mariama Diallo, venue pour soutenir Karim Wade, l'un des principaux opposants. 

"Les parrainages ont été une excuse pour disqualifier le plus de candidats possibles", a-t-elle ajouté, alors que les orateurs se succédaient dans une ambiance festive sur une scène installée au pied d'un obélisque, sur la place de la Nation, dans le centre de la capitale.

Sur les 27 personnalités ayant rentré un dossier pour se présenter à la magistrature suprême, seules sept, dont le président Macky Sall, sont parvenues à recueillir le nombre nécessaire de parrainages --environ 52.000 signatures--, un seuil fixé par une loi controversée adoptée l'an dernier, selon le Conseil constitutionnel.

Une partie des dossiers ont été recalés à cause de la présence de doublons dans les parrainages, la loi stipulant qu'un électeur ne peut parrainer qu'un seul candidat.

Font partie de la liste des retenus la figure montante de l'opposition, Ousmane Sonko, l'ex-Premier ministre Idrissa Seck, un proche de l'ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), Madické Niang, le candidat du Parti de l'Unité et du Rassemblement (PUR), El Hadji Sall, ainsi que le maire déchu de Dakar, Khalifa Sall, et Karim Wade, ancien ministre et fils d'Abdoulaye Wade.

Parmi les 20 recalés figurent notamment un ancien président de l'Assemblée nationale et du Sénat, Pape Diop, et deux anciens Premiers ministres, Abdoul Mbaye et Hadjibou Soumaré.

Khalifa Sall et Karim Wade, en délicatesse avec la justice, risquent en outre d'être jugés "inéligibles" et exclus de la liste définitive qui doit être publiée d'ici au 20 janvier, tandis que d'autres candidats ont introduit des recours et espèrent encore pouvoir se présenter.

Le rassemblement était organisé par le Front de résistance nationale (FRN), une coalition de seize candidats de l'opposition qui réclame également depuis des mois le départ du ministre de l'Intérieur, chargé d'organiser les élections, Ali Ngouye Ndiaye, jugé trop proche du président Macky Sall. 

AFP

Ses derniers articles: Décès du Sénégalais Jacques Diouf, directeur général de la FAO pendant 18 ans  RDC: la rougeole a fait plus de 2.700 morts en sept mois, selon MSF  Une foule 

parrainage

Nabil

Parrainage : SOS pour enfants handicapés

Parrainage : SOS pour enfants handicapés

Le Patriote

Après le succès du Femua 6 - A’salfo sollicite le parrainage permanent d’Hamed Bakayoko (Le Patriote)

Après le succès du Femua 6 - A’salfo sollicite le parrainage permanent d’Hamed Bakayoko (Le Patriote)

présidentielle

AFP

Niger: le calendrier des élections dévoilé, présidentielle et législatives fin décembre 2020

Niger: le calendrier des élections dévoilé, présidentielle et législatives fin décembre 2020

AFP

Présidentielle en Tunisie: 26 candidatures validées sur une centaine

Présidentielle en Tunisie: 26 candidatures validées sur une centaine

AFP

Le Premier ministre tunisien candidat

Le Premier ministre tunisien candidat

rue

AFP

En Libye, la peur de finir

En Libye, la peur de finir

AFP

En Libye, la peur de finir

En Libye, la peur de finir

AFP

Pour le 25e vendredi consécutif, les Algériens dans la rue contre le pouvoir

Pour le 25e vendredi consécutif, les Algériens dans la rue contre le pouvoir