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Soudan: appel

Une association ayant organisé plusieurs manifestations antigouvernementales au Soudan a appelé samedi à une nouvelle marche dimanche en direction du palais présidentiel dimanche à Khartoum, sur fond d'un mouvement de contestation contre la hausse des prix.

Parallèlement, le président Omar el-Béchir a limogé son ministre de la Santé Mohamed Abouzaid Moustafa après une augmentation des prix des médicaments, a annoncé l'agence officielle Suna. M. Moustapha a été remplacé par Al-Khier Al-Nour, ajouté l'agence.

Le Soudan est en proie depuis le 19 décembre à un mouvement de contestation déclenché par la hausse du prix du pain et les pénuries dans un pays en plein marasme économique. Les protestations se sont vite transformées en un mouvement contre le régime de M. Béchir qui s'est emparé du pouvoir par un coup d'Etat en 1989.

"Nous appelons nos partisans à se rassembler en quatre différents endroits à Khartoum avant de marcher vers le palais" présidentiel, a indiqué "l'Association des Professionnels soudanais" dans un communiqué.

Cette organisation, qui comprend des enseignants, des médecins et des ingénieurs, a organisé plusieurs manifestations similaires ces dernières semaines, dispersées par les forces anti-émeutes à coups de gaz lacrymogènes.

Au moins 19 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation, selon les autorités. Amnesty International a fait état de la mort de 37 manifestants et l'ONU a appelé à une enquête indépendante.

La police était déployée samedi sur plusieurs places de la capitale Khartoum. 

Par ailleurs, le ministère de l'Education a ordonné la réouverture des écoles à Khartoum à partir de mardi. Celles-ci étaient fermées et les cours suspendus depuis le 23 décembre dans la capitale, après des violences lors des manifestations.

Des établissements scolaires sont également fermés dans d'autres villes mais il n'a pas été précisé s'ils rouvriraient la semaine prochaine.

Au Caire, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a assuré le soutien "total" de son pays "à la sécurité et à la stabilité du Soudan", en recevant un proche conseiller du président soudanais, Mohamed Hassan Al-Mirghani, selon un communiqué officiel.

Plusieurs leaders de l'opposition soudanaise, des militants et des journalistes ont été arrêtés par le Service national du renseignement et de la sécurité (NISS) depuis le début des protestations au Soudan. 

Amputé des trois quarts de ses réserves de pétrole depuis l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, le pays est confronté à une inflation de près de 70% par an et à une grave crise monétaire.

Plusieurs villes souffrent de pénuries de pain et de carburant. La grave pénurie de devises étrangères a notamment compliqué l'importation de certains médicaments par les entreprises pharmaceutiques soudanaises.

AFP

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