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Ebola en RDC: centre de transit attaqué, des "cas suspects" recherchés

Des manifestants ont attaqué jeudi un centre de transit gérant des cas suspects de fièvre hémorragique Ebola à Beni, épicentre de l'épidémie dans l'Est de la République démocratique du Congo, a déclaré le ministère congolais de la Santé.

Une vingtaine de "cas suspects" en ont profité pour quitter le centre, ajoute-t-on de même source.

Les incidents se sont produits après une manifestation contre le report pour la région de Beni des élections générales prévues dimanche en RDC. Les autorités ont justifié la mesure notamment par le risque que représentait l'épidémie d'Ebola.

Au moins trois tentes ont été saccagées aux abords du camp géré par l'ONG Médecins sans frontières (MSF) à Beni, a constaté un correspondant de l'AFP.

Une importante présence policière veillait sur le camp où les dégâts matériels ne paraissent pas très importants, selon cette même source.

Les manifestants auraient pénétré à l'intérieur de zones contaminées, d'après une source humanitaire sur place.

"Parmi 24 patients, 17 avaient été testés négatifs une première fois. Ils devaient être testés une deuxième fois pour être déchargés", a indiqué une porte-parole du ministère de la Santé.

"Quatre autres sont rentrés chez eux. Trois autres cas suspects étaient dans un état trop sérieux, incapables de fuir", indique-t-on. 

Le ministère affirme avoir les coordonnées des familles.

"Les manifestants ont voulu s'attaquer au centre de transit. Ils ont brûlé des tentes de réunion", selon le ministère de la Santé.

L'épidémie d'Ebola dans la région de Beni a été déclarée le 1er août 2018. Elle a déjà fait 356 morts avec des craintes constantes de propagation vers les grandes villes de Goma et Kisangani, ou l'Ouganda voisin.

De nombreuses résistances ont été observées dans les communautés, à Beni notamment, envers la vaccination et les "enterrements dignes et sécurisés" des malades d'Ebola.

Le territoire et la ville de Beni sont également la cible de tueries de civils généralement attribuées aux miliciens du groupe armée ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF).

Ebola et ces massacres sont les raisons invoquées par la commission électorale pour un report au mois de mars des élections générales de dimanche à Beni et dans la ville de Butembo, dans la même région.

Des manifestants ont été dispersées par les forces de l'ordre dans la matinée alors qu'ils protestaient contre ce report.

AFP

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