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Premiers pas de l'Académie contre le terrorisme avec un colloque

L'Académie internationale de lutte contre le terrorisme ((AILCT), qui ne devrait recevoir ses bâtiments dans la périphérie d'Abidjan qu'en 2019, organisait lundi et mardi dans la capitale ivoirienne son premier colloque avec la participation d'une forte délégation française ainsi que de nombreux représentants de la région.

L'ALCT est une initiative née lors du sommet UE-Afrique en 2017 et qui a pour but de "partager l'ensemble du spectre des capacités de lutte antiterroriste". Elle regroupera à la fois une école de formation des cadres ainsi qu'un camp d'entraînement, tous deux orientés sur l'anti-terrorisme dans une région où sont actifs plusieurs groupes armés islamistes.

Son coût a été chiffré à environ 20 millions d'euros mais le financement et surtout la répartition de celui-ci restent à décider, selon une source proche du dossier. 

"L'Académie, dont le continent a besoin (...) c'est le temps d'avance" sur le terrorisme, a estimé l'ambassadeur de France Gilles Huberson à l'ouverture du colloque, en présence notamment du procureur François Molins, visage de l'antiterrorisme en France, ou du vice-amiral Laurent Isnard, commandant les opérations spéciales françaises.

Si l'académie n'a pas encore ses murs et son théâtre d'entrainement opérationnel, elle peut d'ores et déjà former et informer, a souligné l'ambassadeur, à propos du colloque intitulé "lutter contre le terrorisme aujourd'hui, réflexion, action, coordination".

Le ministre de la Défense ivoirien Hamed Bakayoko a souligné l'importance du "savoir-faire", des "instruments" et de  la "connaissance" pour pouvoir lutter efficacement contre le terrorisme. Il a notamment insisté sur le "défi" du "partage d'informations" qui est "essentiel", se félicitant de la présence du ministre nigérian de l'Intérieur ou de personnalités de Mauritanie, du Niger ou du Sénégal.

Le ministre ivoirien a notamment évoqué l'importance de bien commencer les enquêtes citant l'exemple de l'attentat de Grand Bassam (mars 2016, 19 morts) qui avait débouché sur des arrestations non seulement en Côte d'Ivoire mais aussi au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal.

"Les services de renseignement se parlent, les politique se parlent mais la question est de savoir si la menace est cernée dans toute sa globalité", a estimé le chercheur ivoirien Lassina Diarra, spécialiste du jihadisme, qui participait aux débats. Il a souligné l'importance de dépasser "l'activité criminelle" pour s'attaquer à "l'idéologie jihadiste". 

"L'académie est une belle chose mais il faut aller au-delà de la formation opérationnelle pour inclure la dimension stratégique. Il faut axer aussi la formation sur le moyens préventifs", a-t-il ajouté.

AFP

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