mis à jour le

Le pape François se rendra au Maroc les 30 et 31 mars

Le pape François se rendra au Maroc, à Rabat et à Casablanca, les 30 et 31 mars 2019, près de 34 ans après la visite de Jean Paul II dans ce royaume, a annoncé mardi le Vatican.

"A l'invitation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et des évêques, Sa Sainteté le pape François se rendra au Maroc, pour un voyage apostolique, du 30 au 31 mars 2019. Il visitera les villes de Rabat et de Casablanca", a annoncé le Saint-Siège dans un communiqué.

Agé de 81 ans, le pape a déjà prévu d'effectuer un déplacement au Panama en janvier pour les Journées mondiales de la jeunesse et a annoncé en septembre son intention d'aller au Japon dans le courant de l'année prochaine. Un voyage à Madagascar est également en projet.

Préférant les visites de "périphérie" et grand partisan du dialogue avec les autres confessions chrétiennes et les autres religions, il s'est déjà rendu plusieurs fois dans des pays musulmans : au Proche-Orient et en Turquie en 2014, en Azerbaïdjan en 2016, en Egypte en 2017.

Ce sera la deuxième visite d'un pape au Maroc, après celle de Jean Paul II à Casablanca en août 1985, à l'invitation d'Hassan II, le père de l'actuel roi Mohammed VI.

Premier chef d'Etat d'un pays arabe à inviter un pape, Hassan II avait ensuite été reçu au Vatican en novembre 1991.

Au Maroc, où l'islam est religion d'Etat et le roi "commandeur des croyants", les chrétiens étrangers jouissent d'une totale liberté et sont protégés par les autorités.

Mais les Marocains de confession chrétienne, dont le nombre est évalué à quelques milliers, doivent souvent vivre leur foi discrètement.

Car si le fait de renoncer à l'islam n'est pas explicitement mentionné dans le code pénal, ceux qui le font risquent jusqu'à trois ans de prison s'ils sont soupçonnés de chercher à "ébranler la foi d'un musulman" ou à le convertir.

Les minorités religieuses représentent moins de 1% de la population du royaume, qui reste majoritairement musulmane sunnite de rite malékite.

En juin, le ministre d'Etat chargé des droits de l'Homme, l'islamiste Mustapha Ramid, avait mis en garde contre la "menace" que la liberté de conscience faisait peser sur la "cohésion" du Maroc.

AFP

Ses derniers articles: Cyclone Idai: 300 morts, course contre la montre pour sauver des vies  Au Zimbabwe, les miraculés du cyclone  Algérie: étudiants et professionnels de santé défilent contre Bouteflika 

François

AFP

Centrafrique: le président Touadéra reçu par le pape François

Centrafrique: le président Touadéra reçu par le pape François

AFP

Journalistes RFI tués au Mali: devant les juges, François Hollande confronté

Journalistes RFI tués au Mali: devant les juges, François Hollande confronté

AFP

Affaire Zongo: feu vert de la France

Affaire Zongo: feu vert de la France

Maroc

AFP

Gabon: le président Bongo est reparti au Maroc mardi

Gabon: le président Bongo est reparti au Maroc mardi

AFP

Gabon: une ministre prêtera serment devant le président Bongo au Maroc

Gabon: une ministre prêtera serment devant le président Bongo au Maroc

AFP

Nouvelles condamnations au Maroc après les tensions sociales dans une ex-cité minière

Nouvelles condamnations au Maroc après les tensions sociales dans une ex-cité minière

Mars

AFP

Agressions sexuelles: la star congolaise Koffi Olomidé fixée sur son sort le 18 mars

Agressions sexuelles: la star congolaise Koffi Olomidé fixée sur son sort le 18 mars

AFP

Sahara occidental: nouvelle table ronde attendue en mars

Sahara occidental: nouvelle table ronde attendue en mars

AFP

Afrique du Sud: le fils de Jacob Zuma jugé en mars pour homicide involontaire

Afrique du Sud: le fils de Jacob Zuma jugé en mars pour homicide involontaire