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Algérie: d'anciens dirigeants au cimetière pour l'hommage à Boudiaf


Des Algériens déposent des fleurs sur la tombe de l'ancien président Mohamed Boudiaf le 29 juin 2012 à Alger AFP Farouk Batiche

D'anciens dirigeants, notamment membres du Haut comité d'Etat (HCE) algérien qui avaient appelé Mohamed Boudiaf à prendre les rennes du pays en 1992, se sont rendus vendredi au cimetière algérois d'El-Alia pour le 20e anniversaire de son assassinat.

Le général à la retraite Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense et membre du HCE, Ali Haroun, également membre de cette présidence collégiale de cinq hauts gradés, étaient présents, aux côtés du général à la retraite Mohamed Touati, ancien conseiller du président Abdelaziz Bouteflika.

"Ce n'est pas un hommage officiel mais un hommage des amis et proches du défunt président", a souligné M. Haroun, devenu par la suite Premier ministre.

Parmi la centaine de personnes présentes, dont des amis du défunt, Redha Malek un membre de la délégation de négociateurs des accords d'indépendance d'Evian et ancien ambassadeur en France.

Des gerbes ont été déposées par ces personnalités ainsi que par membres de la société civile, durant une courte cérémonie suivie par l'arrivée de dizaines de jeunes gens venus à leur tour mettre des fleurs sur la tombe de M.Boudiaf.

Sa veuve était absente ainsi que son fils Nacer, qui se trouve en France.

Le 29 juin 1992, Mohamed Boudiaf, arrivé tout juste six mois plus tôt à la présidence, était grièvement blessé par balles à la mi-journée lors d'un discours prononcé à Annaba, à 600 km d'Alger. Sa mort a été annoncée en fin d'après-midi.

Une commission d'enquête, désignée le lendemain de l'assassinat, conclut à l'acte isolé du lieutenant Lembarek Boumaarafi, un "illuminé" qui, sous l'influence de textes islamistes prônant la guerre sainte, avait décidé de tuer un homme qui, à ses yeux, "devait mourir", selon la version officielle contestée par sa famille et ses amis.