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Elections générales au Kenya début 2013, confirme le président Kibaki


Le président du Kenya Mwai Kibaki le 9 septembre 2011 à Nairobi AFP/Archives Tony Karumba

Le président Mwai Kibaki a confirmé vendredi que les prochaines élections générales au Kenya se tiendraient début 2013, en se référant à une décision prise en ce sens en janvier par la Haute Cour, et écartant ainsi implicitement un éventuel scrutin anticipé cette année.

"La Cour a décidé que les élections auraient lieu en 2013, et je ne peux en aucun cas changer cela", a déclaré le chef d'Etat, lors d'une réunion d'élus régionaux à Nyeri (centre du pays).

"Que cela me plaise ou non, je ne peux rien y faire. Cela restera ainsi", a poursuivi M. Kibaki.

Le président kényan faisait référence à une décision rendue en janvier par la Cour de justice, qui a tranché un imbroglio juridique sur la date des prochaines élections générales en décidant qu'elles se tiendraient entre janvier et mars 2013.

Les magistrats avaient cependant alors ajouté que le président Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga, à la tête d'un fragile gouvernement d'union nationale, pouvaient annoncer des élections anticipées dès 2012 à condition "d'un accord écrit entre (eux)".

Le président Kibaki n'a pas fait référence à cette possibilité dans ses remarques vendredi, laissant ainsi entendre apparemment qu'il ne comptait pas recourir à une telle option.

Les prochaines élections au Kenya suscitent beaucoup d'attente et d'inquiétudes, après les violences, sans précédent depuis l'indépendance de 1963, qui avaient suivi la réélection très contestée du président sortant Mwai Kibaki en décembre 2007.

1.133 personnes avaient été tuées, 3.561 personnes blessées et 663.921 personnes déplacées, avant la laborieuse formation, sous pression internationale, d'un gouvernement de coalition réunissant les partisans de M. Kibaki et ceux de son adversaire malheureux, Raila Odinga, alors nommé Premier ministre.

La décision de la Haute Cour visait à empêcher toute convocation unilatérale des élections par un des deux camps de la coalition, qui aurait été susceptible de ranimer les tensions.

M. Kibaki ne se représente pas au prochain scrutin présidentiel, auquel M. Odinga, donné actuellement favori dans les sondages, a annoncé en revanche qu'il participerait.