mis à jour le

Gabon: grève des taxis contre les "tracasseries" policières et le prix du carburant

Un appel à la grève des taxis lancé au Gabon contre la hausse du prix du carburant et les "tracasseries de la police" qui "rackette" les chauffeurs de taxis a été moyennement suivi lundi à Libreville, a rapporté un journaliste de l'AFP.

"On veut marquer le coup pour exprimer une protestation contre le racket et les tracasseries ainsi que sur la hausse du prix de l'essence et du diesel. On ne s'en sort plus!", a déclaré au téléphone Jean-Robert Menié, porte-parole de la coalition de quatre syndicats de transporteurs gabonais.

Les quatre syndicats ont menacé d'une "grève générale et illimitée mercredi" si "le gouvernement ne répond pas à leurs préoccupations".

La grève des taxis, une première depuis de nombreuses années, a été moyennement suivie à Libreville, où quelques dizaines de conducteurs ont bloqué dans la matinée la circulation sur deux artères importantes: le bord de mer et la "voie express" qui contourne le centre-ville.

"On ne s'en sort plus, le niveau de racket est devenu insupportable et on a tous les deux mois une nouvelle hausse du prix de l'essence, c'est encore plus de charges pour les taxis", a ajouté M. Menié.

"Le prix du carburant est indexé selon les cours du pétrole, si ça baisse, ça fait des heureux, et si ça monte, ce n'est pas de notre ressort", a déclaré à l'AFP Alain-Claude Bilie By Nze, ministre de la Communication.

Les quatre syndicats de chauffeurs de taxis gabonais, qui bénéficiaient auparavant d'une subvention aux hydrocarbures qui stabilisait les prix de l'essence, se plaignent de la cinquième augmentation des prix en deux ans, selon leur porte-parole.

"Cette subvention coûtait extrêmement cher, la décision de la supprimer a été prise dès 2015, les syndicats sont parfaitement au courant", a déclaré le ministre de la Communication.

Concernant les "tracasseries policières", le gouvernement estime que ce sont des "prétextes" et qu'"il ne faut pas tout mélanger, au risque que les populations soient prises en otage de la situation", selon M. Bilie By Nze, qui reconnaît toutefois que ces tracasseries sont un phénomène "dont tout le monde se plaint, autant les taxis que les populations".

AFP

Ses derniers articles: Soudan: le Premier ministre espère se délester de la dette de 60 milliards de dollars  Côte d'Ivoire: le Premier ministre en France pour des soins  Covid: effrayé par un scénario indien, le Kenya en pleine course 

carburant

AFP

Maurice: le temps presse pour pomper le carburant du bateau échoué

Maurice: le temps presse pour pomper le carburant du bateau échoué

AFP

Le Zimbabwe gronde contre la hausse des prix du carburant et le régime

Le Zimbabwe gronde contre la hausse des prix du carburant et le régime

AFP

A court d'électricité, de carburant et d'argent, l'été galère des Libyens

A court d'électricité, de carburant et d'argent, l'été galère des Libyens

grève

AFP

Maroc: les journalistes Omar Radi et Soulaimane Raissouni en grève de la faim

Maroc: les journalistes Omar Radi et Soulaimane Raissouni en grève de la faim

AFP

Nigeria : fin de la grève des professionnels de la santé

Nigeria : fin de la grève des professionnels de la santé

AFP

Nigeria: grève illimitée des internes des hôpitaux publics

Nigeria: grève illimitée des internes des hôpitaux publics

policières

AFP

Le Kenya choqué par le classement d'une affaire emblématique de violences policières

Le Kenya choqué par le classement d'une affaire emblématique de violences policières

AFP

Au Nigeria, le combat d'une jeunesse "sans leader" mais "unie" face aux violences policières

Au Nigeria, le combat d'une jeunesse "sans leader" mais "unie" face aux violences policières

AFP

Nigeria: nouvelle journée de mobilisation de la jeunesse contre les violences policières

Nigeria: nouvelle journée de mobilisation de la jeunesse contre les violences policières