mis à jour le

Sénégal: le procès du maire de Dakar renvoyé dès l'ouverture au 3 janvier

Le procès pour "détournement de fonds publics" du maire de Dakar, Khalifa Sall, et de plusieurs de ses collaborateurs, s'est ouvert jeudi pour être aussitôt renvoyé au 3 janvier.

Le tribunal correctionnel de Dakar "renvoie d'office au 3 janvier en audience spéciale" le procès du maire de la capitale, en détention préventive depuis le 7 mars, et de ses coprévenus, a déclaré le président, Maguette Diop.

Les avocats de la défense ont de nouveau dénoncé la "précipitation" avec laquelle l'instruction a été bouclée, selon eux, affirmant en avoir appris la clôture par la presse vendredi.

Le président du tribunal a appelé les protagonistes à "rester sereins" lors des débats, parfois houleux, en présence de nombreux partisans de Khalifa Sall qui occupaient la majeure partie des sièges de la salle du Palais de justice, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les huit accusés doivent répondre de dépenses "non justifiées" de plus de 2,7 millions d'euros prélevés sur plusieurs années, selon la justice, dans les caisses de sa mairie, ce qu'ils nient.

Au terme de l'audience, le maire de Dakar, en boubou blanc comme l'ensemble des prévenus, a salué de la main, souriant, ses soutiens qui l'acclamaient en scandant son prénom.

Un important dispositif de sécurité était déployé autour du tribunal pour prévenir tout débordement, mais aucun incident n'a eu lieu. "Khalifa président!", ont scandé ses partisans à l'issue de l'audience. 

Considéré comme un probable candidat à l'élection présidentielle de 2019 contre Macky Sall, au pouvoir depuis 2012, s'il peut se présenter, le maire de Dakar a été élu député aux législatives du 30 juillet, malgré sa détention. L'Assemblée nationale a levé le 26 novembre son immunité, ouvrant la voie à un procès.

Ses partisans imputent ses déboires judiciaires à son statut de dissident du Parti socialiste (PS), membre de la coalition présidentielle, des soupçons rejetés par les responsables du pouvoir.

La Ville de Paris a adopté mardi un voeu pour créer un "observatoire international des maires en danger" afin d'aboutir à un statut protecteur pour ces élus, citant le cas de Khalifa Sall, "emprisonné à cause de son bilan et de ses ambitions politiques".

La mairie de Paris a également annoncé que, pour veiller à un procès équitable, elle sollicitait l'intervention d'avocats français de renom, qui se sont associés à la demande de renvoi de la défense.

Toutes les démarches depuis des mois une remise en liberté du maire de Dakar ont échoué. La semaine dernière, le doyen des juges d'instruction a refusé le dépôt d'une caution qui lui aurait permis de comparaître libre.

Khalifa Sall a présenté à Dakar une liste dissidente victorieuse aux élections locales de 2014. Il a ensuite multiplié les critiques contre la coalition présidentielle, appelant notamment à voter non au référendum constitutionnel du 20 mars 2016. 

AFP

Ses derniers articles: Niger: les soldats américains libèrent l'otage américain enlevé cette semaine  Présidentielle en Côte d'Ivoire: "désert électoral"  Burkina: ouverture de la campagne électorale pour la présidentielle 

Dakar

AFP

Sénégal: un violent incendie ravage un marché historique de Dakar

Sénégal: un violent incendie ravage un marché historique de Dakar

AFP

Sénégal: une quantité de nitrate d'ammonium équivalente

Sénégal: une quantité de nitrate d'ammonium équivalente

AFP

Sénégal: les pelleteuses s'attaquent

Sénégal: les pelleteuses s'attaquent

maire

AFP

La Belgique doit "s'excuser" pour son passé colonial juge le premier maire noir du pays

La Belgique doit "s'excuser" pour son passé colonial juge le premier maire noir du pays

AFP

Burundi: le maire de Bujumbura restreint les heures d’accès aux bistrots

Burundi: le maire de Bujumbura restreint les heures d’accès aux bistrots

AFP

Afrique du Sud: le maire de Johannesburg démissionne et claque la porte de son parti

Afrique du Sud: le maire de Johannesburg démissionne et claque la porte de son parti

procès

AFP

Procès des attentats de Bamako en 2015: une "vengeance" après Charlie Hebdo

Procès des attentats de Bamako en 2015: une "vengeance" après Charlie Hebdo

AFP

Procès des attentats de Bamako en 2015: une "vengeance" après Charlie Hebdo

Procès des attentats de Bamako en 2015: une "vengeance" après Charlie Hebdo

AFP

Au procès des attentats de Bamako, "Ibrahim 10" livrera sa "petite vérité"

Au procès des attentats de Bamako, "Ibrahim 10" livrera sa "petite vérité"