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Algérie: législatives au printemps, observateurs internationaux admis


Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 14 décembre 2011 à Laghouat AFP Farouk Batiche

Les prochaines élections législatives auront lieu en Algérie au printemps prochain et pour garantir leur "transparence" elles seront ouvertes à des observateurs internationaux, a annoncé un communiqué du Conseil des ministres dimanche.

"Le corps électoral sera convoqué dès la fin de la session d’automne du parlement pour la tenue, au cours du printemps prochain, des élections législatives, puis, comme je l’ai déjà annoncé en avril dernier, je soumettrai au Parlement le projet de révision de la Constitution dans le respect des dispositions énoncées par cette Loi fondamentale", a déclaré le président algérien Abdelaziz Bouteflika.

Les précédentes législatives ont eu lieu en mai 2007 après 19 jours d'une campagne électorale très peu suivie.

M. Bouteflika a annoncé que l'Algérie fera appel aux observateurs internationaux et a chargé le gouvernement "d’engager sans délai les démarches requises auprès de la Ligue des Etats arabes, de l’Union africaine, de l’Organisation de la Conférence islamique, de l’Union européenne et des Nations unies pour inviter toutes ces organisations à dépêcher de manière significative leurs observateurs aux prochaines législatives", poursuit le communiqué.

"En attendant, je me réjouis de la prochaine tenue des élections législatives dans une pluralité sans précédent, avec la participation d’une classe politique qui sera renforcée par de nouveaux partis et les facilitations que la loi a mises en place en faveur des candidats indépendants", a souligné le chef de l'Etat.

L’élaboration des textes réglementaires requis pour l’organisation des élections législatives a été entamée et ces derniers seront disponibles dans les quelques jours qui suivront la convocation du corps électoral, précise le communiqué.

Le président algérien était sorti de sa réserve mercredi pour défendre ses réformes politiques, sévèrement critiquées par l'opposition et une partie de son propre camp à l'Assemblée nationale.

Il avait indiqué que l'Algérie avait oeuvré avec "responsabilité" pour garantir "un climat propice à des réformes politiques", à la lumière des révoltes dans les pays arabes.

Ces réformes avaient été annoncées par M. Bouteflika en avril dans un discours à la nation en réponse à une vague de protestation et d'émeutes dans le pays, dans la foulée du Printemps arabe.