mis à jour le

Afrique du Sud: solution provisoire

La plus haute instance judiciaire d'Afrique du Sud a mis vendredi un terme provisoire à la controverse autour du versement des aides sociales de 17 millions de personnes, qui nourrit depuis des semaines le procès en incompétence du gouvernement.

Dans un arrêt très attendu, la Cour constitutionnelle a prolongé d'un an le contrat entre l'agence de l'État en charge de la sécurité sociale (Sassa) et la société privée Cash Paymaster Services (CPS) à qui elle sous-traite le paiement des aides.

Cet accord devait initialement prendre fin le 31 mars prochain en vertu d'une décision rendue en 2014 par la même Cour constitutionnelle.

Sa prolongation par la même instance assure le versement - menacé d'interruption - des aides sociales au-delà du 1er avril.

L'État sud-africain verse chaque année 140 milliards de rands (environ 9,9 milliards d'euros) d'allocations pour les retraités, les chômeurs ou encore les handicapés.

"La déclaration d'invalidité du contrat est suspendu de douze mois à compter du 1er avril 2017", a déclaré le juge Johan Froneman en lisant l'arrêt de la Cour, précisant que le versement des aides sociales était une "obligation constitutionnelle".

La ministre du Développement social Bathabile Dlamini, proche du président sud-africain Jacob Zuma, se trouve depuis plusieurs semaines sous le feu nourri des critiques pour n'avoir pas anticipé la fin du contrat et trouvé une solution alternative.

Mercredi, le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, a sévèrement étrillé la ministre. 

"Je veux sincèrement comprendre comment on peut en arriver à ce niveau (...) de ce qui peut être caractérisé comme de l'incompétence absolue", s'est exclamé le magistrat lors d'une audience mercredi.

L'opposition est elle aussi tombée à bras raccourcis sur Mme Dlamini et le chef de l'État en dénonçant, selon les mots du chef de l"Alliance démocratique (DA) Mmusi Maimane, "la corruption et l'incompétence" du gouvernement.

Pris à partie jeudi lors de la séance des questions au Parlement, Jacob Zuma a catégoriquement exclu de limoger Mme Dlamini et affirmé qu'il n'y avait "pas de crise" au sein de son ministère.

Le paiement des allocations sociales est un facteur de la popularité toujours très forte du Congrès national africain (ANC), qui dirige le pays depuis la chute officielle de l'apartheid en 1994.

AFP

Ses derniers articles: Au Nigeria, une chaîne de télé craint pour son avenir après la suspension de Twitter  Au Sahel, le pari risqué de la France pour éviter l'enlisement  South African Airways détenue 

Afrique

AFP

Macron en Afrique du Sud: les brevets "ne doivent en rien être un frein"

Macron en Afrique du Sud: les brevets "ne doivent en rien être un frein"

AFP

Afrique du Sud: nouveau faux départ dans le procès pour corruption de Zuma

Afrique du Sud: nouveau faux départ dans le procès pour corruption de Zuma

AFP

Afrique du Sud: l'ex-président Jacob Zuma plaide "non coupable" de corruption

Afrique du Sud: l'ex-président Jacob Zuma plaide "non coupable" de corruption

aides

AFP

Malawi: les aides Covid arrivent enfin, avec près d'un an de retard

Malawi: les aides Covid arrivent enfin, avec près d'un an de retard

AFP

Le Soudan distribue des aides pour atténuer la crise économique

Le Soudan distribue des aides pour atténuer la crise économique

AFP

Baisse des contrats aidés

Baisse des contrats aidés

crise

AFP

Roissy CDG: suspicion d'engin explosif

Roissy CDG: suspicion d'engin explosif

AFP

Au coeur d'une crise diplomatique, le chef du Polisario entendu par un juge espagnol

Au coeur d'une crise diplomatique, le chef du Polisario entendu par un juge espagnol

AFP

Tourisme: le coeur battant de Marrakech

Tourisme: le coeur battant de Marrakech