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Une queue devant un bureau de vote jeudi 18 février à l'aube en Ouganda. Crédit photo: CARL DE SOUZA / AFP
Une queue devant un bureau de vote jeudi 18 février à l'aube en Ouganda. Crédit photo: CARL DE SOUZA / AFP

C'est jour d'élection en Ouganda, et le régime a bloqué Facebook et Twitter

Peut-on prétendre à un scrutin libre en bloquant les réseaux sociaux? Pas vraiment.

Quand Yoweri Museveni est arrivé au pouvoir en Ouganda en 1986, les réseaux sociaux n'existaient pas. L'époque était aux balbutiements de l'ordinateur et Internet n'était pas encore né. Trente ans plus tard, l'autocrate ougandais est toujours là et candidate à un quatrième mandat. Mais autour de lui le monde a changé. 

Ce 18 février 2016, Museveni fait face à sept autres candidats. Si, les derniers sondages prédisent sa victoire dès le premier tour, il a dû donner un peu de lest à l'opposition et pour la première fois une élection présidentielle en Ouganda ressemble à un début d'exercice démocratique. Mais comme un dictateur ne change jamais vraiment, les mauvaises pratiques ne sont jamais loin à Kampala. Depuis ce jeudi matin, des dizaines d'internautes signalent que les réseaux sociaux Twitter, Whatsapp et Facebook sont bloqués, comme le rapporte le site d'informations Quartz.

Rosebell Kagumire, une journaliste locale, a raconté au site américain qu'elle était incapable de se connecter à Twitter ou Facebook, bien qu'elle pouvait accéder à ses emails ou à d'autres sites. Elle a utilisé un VPN (virtual private network) pour masquer sa location et a ainsi pu avoir accès à Twitter. 

De nombreux autres utilisateurs de Twitter ont rapporté le même problème, comme le Forum ougandais pour le changement démocratique sur son compte certifié.

Le service de messagerie instantané Whatsapp a également été bloqué, comme le rapporte le média kényan Nairobi News. «Whatsapp a été bloqué dès 9h du matin jeudi et la fermeture de Facebook a eu lieu peu de temps après.».

Sur son compte Twitter, la journaliste Rosebell Kagumire a expliqué que la Commission des communications ougandaise lui avait affirmé que Facebook, Twitter et Whatsapp avaient été bloqués pour des «raisons de sécurité», sans plus de précisions. Un discours que l'on entend souvent dans les régimes autoritaires.

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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