mis à jour le

Justice: l'ex-chef de milice Germain Katanga veut rentrer en République démocratique du Congo

L'ex-chef de milice congolais Germain Katanga, condamné et détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, veut revenir en République démocratique du Congo après sa libération en janvier, a indiqué lundi le bureau de la CPI à Kinshasa.

M. Katanga a "exprimé son souhait de revenir en RDC et notamment à Aru, en Ituri [nord-est] pour devenir agriculteur et vivre près de sa famille", a affirmé Margot Tedesco, coordonnatrice chargée de la sensibilisation pour la CPI en RDC, lors d'une conférence de presse. 

Commandant des Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI), M. Katanga a été transféré à La Haye fin 2007 et condamné en mars 2014 à 12 ans de réclusion pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans l'attaque d'un village du nord-est de la RDC ayant fait environ 200 morts en 2003.

Vendredi, la CPI a annoncé qu'il bénéficierait d'une libération anticipée, à compter du 18 janvier 2016 (comme le permet son règlement pour les personnes ayant purgé les deux tiers de leur peine).

La Cour a motivé sa décision par les "regrets" exprimés par M. Katanga, sa "volonté [...] de coopérer" avec la justice et son "comportement" démontrant "qu'il désavoue ses crimes".

M. Katanga "a été poursuivi, jugé, condamné et maintenant il bénéficie de la réduction de sa peine. Il n'y a rien de particulier dans cette libération", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, "c'est un Congolais, il est libre de revenir dans son pays et d'aller s'installer où il veut".

Vendredi, l'organisation de défense des droits de l'Homme américaine Human Rights Watch (HRW) avait appelé la CPI à "expliquer" sa décision de libérer M. Katanga "aux communautés affectées et préparer [son] retour" au pays.

Pour HRW, la CPI "a la responsabilité de surveiller la situation sécuritaire et de s'assurer que les victimes, témoins et intermédiaires qui ont été impliqués dans [son procès] sont en sécurité".

La CPI a estimé vendredi que "la libération anticipée de M. Katanga pourrait donner lieu à une certaine instabilité sociale en RDC", mais "pas d'un niveau significatif".

De 1999 à 2007, plusieurs milices composées essentiellement sur des bases ethniques se sont affrontées pour le contrôle des nombreux gisements d'or de l'Ituri, faisant jusqu'à 60.000 morts selon certaines ONG. 

Comme de nombreuses autres zones de l'Est de la RDC, la province reste aujourd'hui soumise à une violence chronique. 

AFP

Ses derniers articles: Mali: plusieurs personnalités civiles inculpées et écrouées pour tentative de coup d'Etat (avocats)  Castex rencontre Déby au Tchad avant un réveillon avec les troupes françaises  Castex rencontre Déby au Tchad avant un réveillon avec les troupes françaises 

Congo

AFP

Fally Ipupa: "le Congo nourrit la planète musicale"

Fally Ipupa: "le Congo nourrit la planète musicale"

AFP

Pascal Lissouba, premier président élu lors d'un scrutin pluraliste au Congo

Pascal Lissouba, premier président élu lors d'un scrutin pluraliste au Congo

AFP

Congo : campagne de distribution de moustiquaires pour lutter contre le paludisme

Congo : campagne de distribution de moustiquaires pour lutter contre le paludisme

Katanga

AFP

Congo: il y a 60 ans, la sécession du Katanga ouvrait un front de la guerre froide en Afrique

Congo: il y a 60 ans, la sécession du Katanga ouvrait un front de la guerre froide en Afrique

AFP

RDC: rejet d'une demande de liberté provisoire pour le chef de guerre Germain Katanga

RDC: rejet d'une demande de liberté provisoire pour le chef de guerre Germain Katanga

AFP

RDC: tournée de Kabila dans la région minière du Katanga

RDC: tournée de Kabila dans la région minière du Katanga

milice

AFP

RDC: en Ituri, une milice sectaire viole et tue sans mobile apparent

RDC: en Ituri, une milice sectaire viole et tue sans mobile apparent

AFP

Somalie: une milice soufi rend les armes après des combats violents

Somalie: une milice soufi rend les armes après des combats violents

AFP

La CPI engage le procès de deux ex-chefs de milice centrafricains

La CPI engage le procès de deux ex-chefs de milice centrafricains