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Lesotho: Zuma pousse les dirigeants

Les dirigeants rivaux du Lesotho se sont engagés mardi à résoudre la crise politique ouverte par une tentative de coup d'État fin août, après une médiation du président sud-africain Jacob Zuma.

Les factions rivales ont convenu de reprendre les pourparlers et de donner vendredi à M. Zuma une date concrète de réouverture du Parlement, suspendu en juin.

"Nous avons eu une bonne discussion, très franche", a déclaré M. Zuma après la réunion de trois heures, qui avait pour but de sauver l'accord de paix conclu il y a une semaine.

"Nous sommes sur le point d'arriver à quelque chose", a affirmé le Premier ministre du Lesotho, Thomas Thabane, en crise ouverte avec une partie de la coalition gouvernementale.

Mais les parties n'ont pas précisé comment elles comptaient régler le problème du chef d'état-major, le général Tlali Kamoli, accusé d'avoir déclenché la crise, avec une tentative de coup d'Etat le 30 août. 

Démis par le Premier ministre de ses fonctions à la tête de l'armée juste avant la crise, Tlali Kamoli avait refusé de démissionner.

A son arrivée au Lesotho, M. Zuma a salué le roi Letsie III, avant de s'entretenir avec M. Thabane.

Le président sud-africain a également rencontré des membres du gouvernement et des responsables de l'opposition, notamment ceux qui sont susceptibles d'influencer le général Kamoli, retranché dans les montagnes avec des armes et un groupe de soldats d'élite.

Le nouveau chef de l'armée, le général Maaparankoe Mahaole, a estimé dimanche que seul le recours à la force permettrait de déloger son rival.

La sortie de crise élaborée sous l'égide de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) lors de négociations en Afrique du Sud juste après l'éclatement de la crise tarde à se concrétiser sur le terrain.

La semaine dernière, réfugié à Pretoria, Tom Thabane avait sollicité l'envoi de troupes de l'organisation régionale. 

Le président Zuma avait refusé, demandant à M. Thabane de rouvrir le Parlement afin de résoudre la crise politique. Mais il avait fourni une escorte de policiers sud-africains à plusieurs personnalités politiques, dont le Premier ministre.

Mardi à Maseru, le porte-parole du gouvernement sud-africain Clayson Monyela a renouvelé les appels à une résolution pacifique du conflit.

"Le président Zuma est venu rappeler à tous les engagements politiques pris la semaine dernière, a-t-il déclaré. Donnons une chance à la diplomatie."

Le petit royaume montagneux est enclavé dans l'Afrique du Sud et peuplé de 2 millions d'habitants.

AFP

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