mis à jour le

Un fermier Ethiopien, REUTERS/Alex Wynter
Un fermier Ethiopien, REUTERS/Alex Wynter

Acheter un terrain au Kenya, un jeu d'enfant

Pour trois fois rien, vous pouvez devenir propriétaire foncier au Kenya. Mais c'est aussi à vos risques et périls.

N’importe qui peut devenir propriétaire d’un terrain au Kenya, explique le JDD. Dans son enquête publiée hier on retrouve le parcours d’une de ses journalistes, qui a tenté l’expérience à Mombasa.

De nombreuses annonces sont publiées chaque jour pour l’achat de terrains. Après la prise de contact (souvent rapide et sans échange profond d’informations), les agences immobilières proposent des terres pour cultiver ou construire, nulle distinction n’est faite entre un étranger et un Kényan. Même s’il y a, en réalité, une procédure à suivre.

Le marché de l’immobilier kényan n’est pas une valeur sûre pour un investissement à long terme. Même si les baux proposés varient de 99 à 999 ans et qu’il est simple de devenir propriétaire. Entre les voleurs de terre, les confiscations du gouvernement et autres sournoiseries, une parcelle achetée peut être détournée par n’importe qui si elle est vide. Et ce même si «le nouveau président Uhuru Kenyatta a voulu y mettre bon ordre. Il a révisé la Constitution, mettant un frein à l’acquisition libre et quasi éternelle des terres par les étrangers. Mais il a aussi voulu dompter les spéculateurs locaux».

«Il y avait trop de gens qui utilisaient la terre comme un outil de production, et beaucoup en revanche qui s’en servaient pour alimenter une forte spéculation. Avec cette nouvelle Constitution, nous  nous assurons que la terre acquise est bien destinée à une production précise. Désormais, avant chaque acquisition, le gouvernement est en droit d’exiger à qui la terre est vendue, à quoi elle va servir, que ce soit dans un but commercial ou agricole. L’État se réservant le droit de casser toute vente», explique Charity Ngilu, ministre de l’Aménagement du territoire.

Cependant, toute acquisition ne doit pas demeurer sans constructions.

«Il est impératif de produire quelque chose sur les terres que vous prétendez posséder, sinon le gouvernement les confisquera. Ce sont les termes de notre nouvelle Constitution», préviennent les autorités.

Lu sur le JDD

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

Ses derniers articles: Des forces spéciales américaines combattent toujours les djihadistes au Mali  Les orphelinats africains ferment en masse et c'est une bonne nouvelle  La mort mystérieuse de l'ambassadeur russe au Soudan 

foncier

Madagascar

Le combat d'Esther pour les paysans malgaches

Le combat d'Esther pour les paysans malgaches

Côte d'Ivoire

Ne revenons pas aux sombres heures de notre histoire

Ne revenons pas aux sombres heures de notre histoire

reconstruction

L'avenir de la Côte d'Ivoire se joue à Duékoué

L'avenir de la Côte d'Ivoire se joue à Duékoué

Kenya

Championnats du monde d'athlétisme de Pékin

Le «lanceur de javelot YouTube»: symbole du nouvel athlète kényan

Le «lanceur de javelot YouTube»: symbole du nouvel athlète kényan

Croissance

Au Kenya, Barack Obama a visité un pays en plein boom

Au Kenya, Barack Obama a visité un pays en plein boom

Développement durable

Le projet de ferme géante d'éoliennes au Kenya symbolise le boom africain

Le projet de ferme géante d'éoliennes au Kenya symbolise le boom africain