SlateAfrique

mis à jour le

Libye: un chef islamiste dément un pacte avec Seif al-Islam Kadhafi


Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dirigeant libyen, le 2 mai 2011 à Tripoli. AFP/Archives -

Un chef islamiste libyen, Ali Sallabi, a démenti jeudi avoir conclu un pacte avec la famille du dirigeant libyen, annoncé par Seif al-Islam Kadhafi, estimant qu'il s'agissait d'"un mensonge pour ébranler les rangs de la nation".

"Les déclarations de Seif al-Islam sont nulles. Ce sont des mensonges pour ébranler les rangs de la nation", a déclaré M. Sallabi.

Seif al-Islam Kadhafi avait déclaré mercredi dans la presse américaine que sa famille avait scellé une alliance avec les rebelles islamistes du pays pour en finir avec l'opposition laïque qui réclame le départ de son père.

Les rebelles laïcs "vont tous s'enfuir ou être tués (...) Nous y veillerons", a-t-il dit dans une interview accordée à Tripoli au New York Times, assurant avoir négocié un pacte avec Ali Sallabi, l'un des chefs islamistes de l'est du pays aux mains des rebelles.

M. Sallabi a confirmé s'être entretenu avec Seif al-Islam mais pour réclamer le départ du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et de ses fils.

"Notre dialogue s'est articulé et s'articulera toujours autour de trois points: le départ de Kadhafi et de ses fils et leur sortie de Libye, préserver la capitale des destructions et parer à l'effusion du sang des Libyens", a-t-il dit. "Ce sont des constantes claires".

Et d'ajouter: "Nous sommes pour le multipartisme et la justice. Nous n'excluons personne et nous croyons au droit des Libyens à un Etat démocratique, à des partis et à l'alternance du pouvoir".

"Nous entretenons des relations fortes avec les laïcs. Nous nous trouvons dans la même tranchée", a encore dit le chef islamiste.

Il a par ailleurs condamné l'assassinat du commandant militaire du Conseil national de transition (CNT), le général Abdel Fatah Younès, mort dans des circonstances opaques, et nié toute implication des islamistes dans le meurtre.

"Nous dénonçons cet acte barbare et criminel contre le martyr Abdel Fatah Younès", a-t-il dit, estimant qu'il "est impossible que des islamistes aient commis cet acte", tout en accusant "la cinquième colonne du régime de Kadhafi" d'en être responsable.