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Sénégal: la police réfute des allégations de "tortures" sur des opposants

La police sénégalaise a démenti des allégations de "tortures" à l'encontre d'opposants interpellés lors de récentes manifestations à Dakar, en rapport avec une plainte pour viol visant une figure de l'opposition Ousmane Sonko.

"Toutes les actions menées lors de ces dites manifestations sont en parfaite conformité avec les lois et règlements et vigueur. Ces supposés cas de torture n'ont été constatés ni par un médecin, encore moins attestés par une décision de justice", a indiqué la police dans un communiqué publié samedi soir.

"La police nationale s'inscrit en droite ligne avec les obligations inhérentes aux engagements internationaux" contre la torture, ajoute le communiqué.

Une vingtaine de partisans de Ousmane Sonko ont été interpellés puis placés en détention après des heurts le 8 février avec la police à Dakar et en province, selon l'entourage de M. Sonko. Certains  ont subi des "tortures" durant leur garde à vue à la police, selon leurs proches, des activistes et des responsables de la société civile.

Des partisans de Sonko s'étaient réunis le 8 février devant son domicile dans le centre de Dakar pour empêcher son éventuelle arrestation par la police après son refus de se rendre à une convocation devant les gendarmes chargés de l'enquête liée à la plainte pour viol le visant.

L'Assemblée nationale a formé en début de semaine une commission ad hoc pour statuer sur une éventuelle levée de son immunité.

Ousmane Sonko, 46 ans, fait l'objet d'une plainte pour viols et menaces de mort déposée par une employée d'un salon de beauté de Dakar dans lequel il allait se faire masser pour, dit-il, soulager ses maux de dos. 

M. Sonko, arrivé troisième lors de la présidentielle de 2019 et député depuis 2017, nie les accusations et crie au complot, ourdi selon lui par le chef de l'Etat Macky Sall pour ruiner ses projets à la présidentielle de 2024. 

La plainte contre M. Sonko, 46 ans, a suscité des comparaisons avec les ennuis de Karim Wade, fils et ancien ministre de l'ex-président Abdoulaye Wade, et de Khalifa Sall, maire déchu de Dakar, tous deux frappés par des condamnations pour des malversations financières et empêchés de se présenter à la présidentielle de 2019.

M. Sall, 59 ans, élu en 2012 et réélu en 2019, maintient le flou sur l'éventualité d'une candidature à un troisième mandat, malgré la limite de deux instaurée après une révision constitutionnelle approuvée en 2016.

AFP

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