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Zimbabwe: le vice-président Constantino Chiwenga nommé ministre de la Santé

Le vice-président du Zimbabwe, Constantino Chiwenga, a été nommé mardi ministre de la Santé, un mois après le limogeage du précédent titulaire de ce portefeuille, soupçonné de corruption dans un contrat de tests de dépistage du nouveau coronavirus.

Le pays n'a plus de véritable ministre de la Santé depuis le limogeage d'Obadiah Moyo, 66 ans, accusé d'avoir illégalement attribué un contrat de 20 millions de dollars à une société de Dubaï pour la fourniture de tests du Covid-19 et d'équipements de protection.

Et cela alors que le pays recense des chiffres records de contaminations au nouveau coronavirus et que le système de santé public se trouve dans un état dramatique.

"Le président a pris en compte le besoin urgent de stabiliser, restructurer et réformer le système de santé pour mieux faire face aux défis de la pandémie de Covid-19", ont souligné les services du chef de l'Etat Emmerson Mnangagwa, dans un communiqué.

Quelques 4.075 cas de coronavirus ont été officiellement enregistrés au Zimbabwe, dont au moins 80 mortels, des chiffres très certainement sous-évalués, faute de tests pratiqués en grand nombre.

Le secteur public de santé est au bord de l'effondrement en raison de pénuries de médicaments et d'équipements de base et d'un personnel en sous-effectif et sous-payé.

Une situation récemment illustrée par des images bouleversantes qui ont suscité l'indignation au Zimbabwe: sept nourrissons morts-nés, enveloppés dans tissus verts sur un rayonnage d'hôpital. Durant la nuit de fin juillet durant laquelle ces sept bébés sont morts-nés à l'Hôpital public d'Harare, huit femmes y ont accouché. Un seul enfant a donc survécu, a raconté sur Twitter le Dr Peter Magombeyi qui a publié l'image-choc.

La plupart des hôpitaux n'ont plus de responsables administratifs, limogés en masse après des soupçons de corruption dans l'approvisionnement en équipements de protection contre le coronavirus.

La pandémie a encore agravé la situation. Les infirmières sont en grève perlée dans l'ensemble du pays depuis des mois et revendiquent des hausses de salaire et des équipements de protection contre le nouveau coronavirus. Médecins et internes ont rejoint le mouvement.

AFP

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