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Un soldat français tué au Mali dans des combats contre des groupes armés

La force antijihadiste française au Sahel, Barkhane, a perdu un soldat au combat jeudi, quelques semaines après avoir exécuté le chef d'Al-Qaïda dans la région et dans un contexte sécuritaire qu'elle estime malgré tout avoir renversé à son avantage ces derniers mois.

L'annonce est venue de la présidence française en début de soirée. Le soldat du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes Tojohasina Razafintsalama a trouvé la mort lorsque "son engin blindé a sauté au contact d'un véhicule suicide chargé d'explosifs", a précisé ensuite la ministre des Armées Florence Parly dans un communiqué.

Lors de l'explosion, deux autres soldats constituant l'équipage du véhicule blindé léger, qui était en mission de reconnaissance, ont également été blessés et évacués dans un état grave vers l'hôpital militaire de Gao avant d'être rapatriés dans la soirée, a indiqué l'état-major à l'AFP.

L'accrochage s'est déroulé dans la région de Gossi, à 150 km à l'ouest de Gao.

Après l'attaque, "l'unité au contact a immédiatement engagé le combat. Dans le même temps, deux hélicoptères Tigre, puis un drone Reaper ont été déployés afin d'appuyer les éléments au sol", a indiqué l'état-major des armées.

L'identité du groupe armé n'a pas été immédiatement communiqué.

La région fourmille de mouvements jihadistes ayant prêté allégeance à Al-Qaida ou au groupe Etat islamique (EI), dont certains se sont affrontés entre eux ces derniers mois.  

Le président Emmanuel Macron "s'incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce militaire, mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France", a indiqué l'Elysée. "Il salue l'engagement, le courage et la détermination de nos militaires déployés au Sahel et leur renouvelle son entière confiance pour le succès de leur mission".

- "Ennemi aux abois" -

Tojohasina Razafintsalama était né le 20 octobre 1994 à Mahazarivo, à Madagascar. Ce célibataire sans enfant s'était engagé avec le 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes en 2018 et avait été déployé au Mali le 14 juillet dernier.

Son décès porte à 43 le nombre de soldats français morts au combat dans les opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis 2014), selon l'état-major.

Il intervient après celui, début mai, de deux légionnaires de la force française Barkhane au Sahel, qui compte quelque 5.000 soldats. En novembre 2019, la France avait perdu 13 soldats dans un accident entre deux hélicoptères en opération au Mali.

Ces derniers mois, l'armée française et celles des pays du G5 Sahel ont multiplié les offensives dans la région, en particulier dans la zone dite des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso. 

Elles ont revendiqué la "neutralisation" de plusieurs dizaines de jihadistes au total, dont en juin l'émir d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l'Algérien Abdelmalek Droukdal, figure du jihadisme dans la région depuis 20 ans.

"On a un ennemi qui est sur le reculoir, qui est aux abois et qui est affaibli mais on n'est jamais à l'abri. Il est encore capable de porter des coups. Le combat continue", a indiqué à l'AFP le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état-major.

Plusieurs sources ont néanmoins tempéré ce message ces dernières semaines, constatant que le niveau d'insécurité restait extrêmement élevé et rappelant que la disparition de chaque chef jihadiste était suivie de la nomination d'un autre. 

Les dirigeants du G5 Sahel et Emmanuel Macron avaient réaffirmé leur détermination à poursuivre le combat lors d'un sommet à Nouakchott le 30 juin, qui faisait suite à celui organisé à Pau en janvier.

A l'ensemble des forces déployées dans la région vient de s'ajouter la force européenne "Takuba", un groupement de forces spéciales destiné à accompagner les soldats maliens au combat face aux jihadistes. Elle est en action depuis le 15 juillet avec une centaine de militaires estoniens et français. 

Un deuxième contingent arrivera en octobre avec des Tchèques, puis en janvier avec des Suédois.

AFP

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