mis à jour le

En Afrique du Sud, même le meilleur restaurant du monde souffre du coronavirus

Ses "étoiles" ne lui ont été d'aucun secours. Couronné l'an dernier "meilleur restaurant du monde", Die Wolfgat subit de plein fouet comme toutes les autres tables d'Afrique du Sud les effets désastreux du coronavirus.

Les établissements du pays africain le plus touché par la pandémie n'ont plus accueilli le moindre client depuis le 27 mars dernier et le début du confinement imposé par les autorités pour freiner la progression de la maladie.

Depuis le début du mois de mai, ceux qui le souhaitent ont pu reprendre un semblant d'activité en obtenant le feu vert pour livrer des plats à domicile.

"On a été sacrément secoués", résume le chef et propriétaire de Die Wolfgat - le coin du loup en langue afrikaans, situé dans la cité côtière de Paternoster, à deux heures de route de l'agglomération du Cap (sud-ouest). "Tout est arrivé très vite et façon radicale".

Ouvert en 2016, son restaurant a été classé l'an dernier meilleur de la planète grâce à un menu étonnant de sept plats qui mêlent avec gourmandise les ingrédients exclusivement du cru comme algues et fruits rouges.

Dès mars, le chef van der Merwe a vu ses tables se vider de leurs touristes étrangers, la moitié de sa clientèle.

"Avant même l'entrée en vigueur du confinement en Afrique du Sud, nos invités internationaux ont annulé leurs réservations à cause de la situation dans leur pays".

Dès qu'il a pu rallumer ses fourneaux, le cuisinier a commencé à préparer des plats pour deux qu'il a, malgré la distance, livrés jusqu'au Cap à des prix très inférieurs à ceux que son statut lui aurait permis d'exiger.

"On s'est lancé là-dedans parce qu'on ne savait pas quand on pourrait rouvrir", explique-t-il.

"Il s'agissait de tout faire pour essayer de compenser des pertes financières énormes et sans réelle perspective de revenus à venir. Ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan mais ça nous a maintenu motivés et créatifs".

Malgré ces difficultés, Kobus van der Merwe s'estime chanceux d'avoir pu puiser dans les réserves accumulées grâce à la réputation de son établissement.

"Avec une saison normale, peut-être n'aurions-nous pas tenu aussi longtemps", confie-t-il.

Cette semaine, le président sud-africain a donné un peu d'oxygène à la profession en annonçant que les restaurants allaient bientôt pouvoir rouvrir, mais à une date et dans des conditions à préciser."On est impatients de pouvoir retrouver nos clients mais on a compris que cela ne se ferait pas dans des conditions normales", souligne le chef en évoquant les restrictions sanitaires qui lui seront forcément imposées.

"Le retour à une forme de normalité va prendre du temps", s'inquiète-t-il, "rien ne sera plus comme avant".

AFP

Ses derniers articles: Violences en RDC: plus de 1.300 morts au 1er semestre, 3 fois plus que sur la même période en 2019 (ONU)  Guinée: vers une désignation d'Alpha Condé comme candidat  RDC: le personnel chargé de la lutte contre Ebola dans le Nord-Ouest en grève 

Afrique

AFP

Coronavirus: hausse de l'insécurité alimentaire en Afrique australe

Coronavirus: hausse de l'insécurité alimentaire en Afrique australe

AFP

"C'est un cauchemar": le virus bouleverse les rites funéraires en Afrique du Sud

"C'est un cauchemar": le virus bouleverse les rites funéraires en Afrique du Sud

AFP

Plus de 13.000 agents de santé infectés par le Covid-19 en Afrique du Sud

Plus de 13.000 agents de santé infectés par le Covid-19 en Afrique du Sud

mème

AFP

Violences en RDC: plus de 1.300 morts au 1er semestre, 3 fois plus que sur la même période en 2019 (ONU)

Violences en RDC: plus de 1.300 morts au 1er semestre, 3 fois plus que sur la même période en 2019 (ONU)

AFP

Journaliste en Libye, métier

Journaliste en Libye, métier

AFP

A Beira, les sinistrés du cyclone Idai doivent se passer de tout, même du pape

A Beira, les sinistrés du cyclone Idai doivent se passer de tout, même du pape

Monde

AFP

Au Cameroun, un plasticien peint la fragilité du monde face au coronavirus

Au Cameroun, un plasticien peint la fragilité du monde face au coronavirus

AFP

Le monde d'après: pandémie et manifestations sont un signal d'alarme, dit Angélique Kidjo

Le monde d'après: pandémie et manifestations sont un signal d'alarme, dit Angélique Kidjo

AFP

Le monde d'après: pour la féministe tunisienne Belhaj Hmida, le devoir de redéfinir la famille

Le monde d'après: pour la féministe tunisienne Belhaj Hmida, le devoir de redéfinir la famille