Le Nord-Mali enlisé dans une diplomatie du désert
En l'absence de négociations officielles avec les groupes armés maîtres du nord, les discussions parallèles se multiplient et tendent à faire de nombreuses concessions aux djihadistes.
En l'absence de négociations officielles avec les groupes armés maîtres du nord, les discussions parallèles se multiplient et tendent à faire de nombreuses concessions aux djihadistes.
Alors que les islamistes se radicalisent, que Bamako épilogue, il serait bon de voir une option claire émerger.
Après avoir exprimé des réserves sur une intervention militaire au Mali, un pays avec lequel elle partage 1.000 kilomètres de frontière, l’Algérie montre tous les signes d'un changement d'option.
Marginalisés par l’hégémonie islamiste au Nord-Mali, les séparatistes du MNLA ont repris la voie du dialogue avec la médiation ouest-africaine. Mais quelle confiance peut-on leur accorder et surtout que négocier à présent?
Une communauté occidentale unanime exalte le rôle du Burkina Faso dans la crise malienne. Le revers de la médaille sera-t-il pour les Burkinabè?
Nord du Mali aux mains des rebelles touaregs, d’Aqmi et autres mouvements islamistes, Guinée-Bissau secouée par une énième crise, Nigeria ensanglanté par Boko Haram, trafic de drogue en augmentation, piraterie, bref, l’Afrique de l’Ouest est menacée.
En visite à Paris, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso a échangé avec ses compatriotes sur la crise qui secoue leur pays. Une crise qui les préoccupe au plus haut point.