Camille Belsoeur

Camille Belsoeur

Journaliste à Slate Afrique. 

Le football africain a un sérieux problème avec l'argent

Le football africain a un sérieux problème avec l'argent

Le football africain est depuis longtemps rompu aux magouilles financières et aux liasses de billets qui s'envolent en fumée. À chaque participation à une Coupe du monde, ou presque, l'équipe nationale du Cameroun défie ainsi ses dirigeants sur des questions de primes de participation. En 2002, les Lions indomptables étaient restés bloqués quelques jours à Paris, refusant d'embarquer pour la Corée du Sud et le Japon –où se tenait la compétition–, tant que leur prime de 30 millions de francs CFA ne leur était pas versée. Même scénario en 2010 en Allemagne, puis en 2014 au Brésil.

L'Algérie, un pays qui se transforme en fossile

L'Algérie, un pays qui se transforme en fossile

J'étais sur la route de l'hôtel à l'arrière d'un taxi. Avant de grimper sur le siège arrière de la voiture de marque française cabossée, j'avais demandé au chauffeur de faire en chemin un arrêt de quelques minutes à la casbah d'Alger, la vieille ville classée au patrimoine mondiale de l'Unesco qui plonge vers la Méditerranée. Quand notre voiture s'est garée à l'entrée des ruelles sinueuses, le conducteur m'a guidé sur l'artère principale de la médina. Quelques minutes plus tard, alors qu'on s'apprêtait à faire demi-tour, je lui ai proposé de revenir au véhicule par une ruelle parallèle.

Le Maroc confronté au retour de centaines de djihadistes sur son sol

Le Maroc confronté au retour de centaines de djihadistes sur son sol

L'Etat islamique est en grande difficulté dans ses fiefs en Syrie et en Irak. Le groupe est encerclé à Mossoul, sa capitale irakienne, et perd progressivement du terrain en Syrie face aux troupes gouvernementales et aux Kurdes. Conséquence, de nombreux djihadistes étrangers fuient les rangs du groupe terroriste et prennent le chemin du retour. Un scénario qui inquiète de nombreux pays, dont le Maroc qui a vu plusieurs centaines de ses ressortissants rejoindre Daech. 

En Gambie, ce sont les billes qui désigneront le nouveau président

En Gambie, ce sont les billes qui désigneront le nouveau président

Dans le monde réel, les billes sont le plus souvent un jeu pour enfants dans la cour de récréation. Mais dans l'univers parallèle de Yahya Jammeh, dictateur à la tête de la Gambie depuis 1994, les billes ont un tout autre poids politique. Les quelque 880.000 électeurs gambiens, qui se rendront aux urnes jeudi 1er décembre pour l'élection présidentielle, voteront à l'aide de billes. Un système unique au monde, mis en place pour permettre aux analphabètes de voter selon le pouvoir gambien. 

Au Kenya, les cultivateurs de café sont la cible de groupes mafieux

Au Kenya, les cultivateurs de café sont la cible de groupes mafieux

Depuis le début de l'année 2016, 30 tonnes de café ont disparu des greniers des producteurs au Kenya. Une perte évaluée à plusieurs centaines de milliers de dollars par les autorités. Et ce ne sont pas des rongeurs où les conditions météo qui font disparaître ces tonnes d'arabica, mais bien des gangs mafieux qui profitent du cours à la hausse du prix des graines de café kényan, comme le rapporte le média britannique The Guardian. 

Le Maroc n'est pas au bord d'une révolution, mais le roi doit écouter le peuple

Le Maroc n'est pas au bord d'une révolution, mais le roi doit écouter le peuple

Dans quelques décennies, les livres d'histoire retiendront-ils l'expression «Printemps arabe» au singulier ou au pluriel? Pour le moment, les deux orthographes sont utilisées. Les révolutions de 2011 ont changé en l'espace de quelques mois le visage de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Mais, de la Libye au Yémen en passant par Bahreïn, les similitudes des mouvements sociaux qui y ont secoué ou jeté à bas des régimes étaient aussi fortes que leurs disparités. 

Le fabuleux destin d'un jeune réfugié gambien devenu une star du foot allemand

Le fabuleux destin d'un jeune réfugié gambien devenu une star du foot allemand

Il aurait pu connaître le même destin que les milliers de migrants qui trouvent chaque année la mort en traversant la Méditerranée sur des embarcations de fortune. Ou le triste destin d'innombrables jeunes d'Afrique de l'Ouest abandonnés à leur sort par des passeurs peu scrupuleux lors de la traversée du Sahara. Mais la chance a finalement souri à Ousman Manneh. À lire aussi: La Gambie, ce petit pays qui voit sa jeunesse fuir en Europe

«C'est par le rap que j'ai connu le 17 octobre 1961»

«C'est par le rap que j'ai connu le 17 octobre 1961»

C'est l'une de ces journées sombres de la République française. Le 17 octobre 1961, alors que la guerre d'Algérie entre dans sa dernière phase, plusieurs milliers d'Algériens défilent à Paris contre le couvre-feu instauré dans les rues de la capitale depuis les premiers jours du mois d'octobre pour les seuls habitants originaires d'Afrique du Nord. Les autorités justifient ce contrôle au faciès par mesure de sécurité après une série d'attentats commis par le Front de libération nationale algérien (FLN).