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Tunisie: Karoui assure qu'il n'y a "aucun arrangement" pour sa libération

L'un des deux finalistes de la présidentielle tunisienne, Nabil Karoui, libéré mercredi à quatre jours du second tour, a assuré jeudi qu'il n'y avait eu "aucun arrangement" préalable à sa libération.

"Hier (mercredi) c'est la justice qui m'a libéré, la justice indépendante (...). Il n'y a eu aucun arrangement", a déclaré devant le QG de son parti cet homme d'affaires de 56 ans poursuivi pour fraude fiscale, qui avait qualifié son incarcération fin août de "politique".

"J'espérais que ces élections soient reportées d'une semaine pour que le peuple tunisien puisse voir et comparer. Il reste un jour ou deux mais on va mener la bataille et on va gagner", a-t-il lancé, tout sourire.

Ses avocats avaient déposé mardi un recours pour réclamer que l'élection présidentielle soit repoussée jusqu'à ce qu'il soit libéré, afin qu'il puisse participer à la campagne électorale, qui prend fin vendredi à minuit.

"Je suis heureux d'être revenu parmi ma grande famille qui est mon parti. Avant d'aller en prison elle comptait 1.000 personnes, maintenant elle en compte un demi-million", a assuré M. Karoui devant la presse, faisant référence aux 525.000 électeurs ayant voté pour lui lors du premier tour du scrutin présidentiel.

"Je remercie les Tunisiens pour leur confiance malgré la campagne de diffamation dont j'ai été victime. Cette confiance m'a permis d'arriver en finale et de devenir la deuxième force au Parlement", a-t-il poursuivi.

Son parti, Qalb Tounes, est en seconde place au Parlement avec 38 sièges sur 217.

"Je souhaite remercier les juges qui sont des gens d'honneur. Ils m'ont libéré malgré la pression politique (...) ils ont vu que j'avais subi une injustice", a encore assuré l'homme de télévision, en costume-cravate, l'air détendu.

Avant son arrestation, ce publicitaire, fondateur de la chaîne Nessma TV, menait campagne en se présentant comme le candidat des plus démunis. Sa libération lui laisse moins de deux jours pour en découdre avec son rival Kais Saied, un universitaire indépendant sans structure partisane.

Après des élections législatives coincées entre deux tours de la présidentielle, marquées par une victoire en demi-teinte du parti d'inspiration islamiste Ennahdha, les sept millions d'électeurs tunisiens retournent aux urnes dimanche pour la troisième fois en un mois, dans une ambiance fébrile, afin de départager les deux candidats en rupture avec l'élite politique.

AFP

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