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Nord-Mali - Ouattara craint une contagion en Côte d'Ivoire

Reçu par le chef de l'Etat français, François Hollande, à l’Elysée le 4 décembre, le président ivoirien, Alassane Ouattara, par ailleurs président en exercice de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a rebattu les cartes au sujet de l'avenir du Nord-Mali.

Alors que l’idée d’une rapide intervention militaire semblait compromise par les déclarations de plusieurs dirigeants, Alassane Ouattara a déclaré qu’ «une intervention militaire lui paraissait indispensable, et dans les meilleurs délais», a rapporté l’agence Sipa, le 4 décembre.

Prenant ainsi le contrepied de l’Algérie, la Mauritanie et de l’ONU, le président ivoirien a estimé que la Cédéao était d’ores et déjà préparée à intervenir:

«Les forces ouest-africaines et africaines sont quasiment prêtes, a-t-il commenté. Le nombre par pays a été arrêté ces jours-ci et nous attendons la résolution des Nations unies

L’ONU, dont le Conseil de sécurité doit se réunir prochainement, devra donner (ou non) son feu vert pour intervenir au nord du Mali. Selon Alassane Ouattara, si la Cédéao obtenait une résolution dès le mois de décembre, l’intervention militaire pourrait débuter dans le courant du premier trimestre 2013.

«Il ne faut pas attendre trois-quatre mois, a déclaré le président ivoirien à l’AFP. Nous ne voulons pas que ces terroristes descendent dans notre pays. (...) Nous ne voulons pas que notre sous-région devienne occupée, encadrée par des terroristes

Le président de la Cédéao a tenu, en outre, à assurer que la France partageait le même point de vue que le sien, alors même que celle-ci a marqué ces derniers temps quelques réticences à soutenir une intervention trop rapide

Lu sur Sipa, AFP

 

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