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Algérie: les étudiants toujours dans la rue après l'annonce d'une présidentielle

Un millier d'étudiants ont, comme depuis des mois, manifesté mardi dans les rues d'Alger, deux jours après l'annonce par le pouvoir de la tenue d'une présidentielle le 12 décembre, un scrutin rejeté par la contestation.

Après un défilé sans incidents en centre-ville, des tensions sont apparues quand la police a empêché les manifestants d'avancer jusqu'à la Grande poste, bâtiment emblématique de la contestation qui agite l'Algérie depuis le 22 février.

La police a arrêté au moins 10 manifestants et confisqué les téléphones portables des personnes qui avaient filmé les interpellations, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les étudiants manifestent chaque mardi depuis des mois, tandis que des rassemblements plus larges ont lieu chaque vendredi.

La manifestation de mardi était toutefois le premier rendez-vous du genre depuis l'annonce dimanche par le président intérimaire Abdelkader Bensalah de la tenue d'une élection présidentielle le 12 décembre, en écho au souhait manifesté par le chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah, homme fort du pays depuis la démission forcée du président Abdelaziz Bouteflika en avril.

"Eh Gaïd Salah, oublie les élections", ont scandé les étudiants. "Pas d'élections avec le gang", ont-il aussi crié.

Le mouvement de contestation rejette l'organisation d'une élection tant que l'ensemble du "système" au pouvoir depuis deux décennies n'a pas été démantelé. Une précédente tentative d'organiser une présidentielle, le 4 juillet, avait échoué, en l'absence de candidats.

"Les jeunes représentent la majorité des votants et ils ne participeront pas" à l'élection, a réaffirmé mardi Samia, une étudiante en droit. 

"Comment veulent-ils que l'on participe à une élection (...) alors qu'ils continuent d'emprisonner des manifestants et des activistes?", a-t-elle déclaré.

Le parlement algérien vient d'adopter au pas de charge un nouveau dispositif législatif en vue du scrutin présidentiel: une révision de la loi électorale et une autre sur la création d'une autorité "indépendante" chargée des élections.   

L'ancien ministre de la Justice Mohamed Chorfi, qui préside l'autorité "indépendante", a affirmé dans une déclaration à la presse qu'elle oeuvrerait "pour rendre la parole au peuple afin de décider de son avenir et parachever l'édification de l'Etat".

AFP

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