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Cameroun - Ce rapport qui accuse les banques de corruption

C’est une véritable bombe que vient de lâcher la Commission nationale de lutte contre la corruption au Cameroun (Conac).

Dans son rapport 2012,  la Conac accuse frontalement les banques d’être des «instruments de corruption, de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme». Une information relayée par le site de RFI, qui énumère les différents points du rapport de l’organe anti-corruption au pays de Paul Biya.

C’est la première fois que les institutions bancaires sont ainsi indexées. Selon RFI, les flux suspectés dans le rapport de la Conac seraient de l’ordre de 600 millions d’euros. Des sommes pharaoniques, au vu de la faible situation économique du pays.

De fait, ajoute le site de RFI, le rapport de la Conac souligne que l’activité mafieuse des banques camerounaises aurait même permis de financer un groupe terroriste. Pas moins! Le groupe terroriste en question n’est cependant pas nommé, mais il aurait bénéficié de 3 millions d’euros (soit 2 milliards de francs CFA).

Dans son rapport 2012, précise encore RFI, deux projets principaux du régime du président Paul Biya qui vient de fêter ses 30 ans au pouvoir, sont l’objet de malversations et de détournements en tout genre. Il s’agirait du barrage hydro-électrique de Lom Pangar, dans l’est du pays, et celui du port en eau profonde de Kribi, sur la côte atlantique, dans le sud du pays.

Lu sur RFI

 

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