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Burundi - Un an déjà que le journaliste Hassan Ruvakuki croupit injustement en prison

Un an déjà que Hassan Ruvakuki, le journaliste burundais de Bonesha FM et correspondant pour le service swahili de Radio France Internationale, a été arrêté dans son pays le Burundi.

Détenu depuis le 28 novembre 2011, il a été reconnu coupable en première instance en juin 2012 d’ «actes de terrorisme» pour avoir suivi en tant que journaliste un mouvement rebelle en Tanzanie. Son procès en appel, qui s’est tenu le 8 novembre, doit rendre son verdict au début du mois de janvier 2013.

Reporters Sans Frontières lance une nouvelle fois un appel pour sa libération. L’organisation estime que «depuis le premier jour de cette affaire, nous répétons que Hassan Ruvakuki n’a fait que son travail de journaliste et n’a rien à faire derrière les barreaux d’une prison».

RFI explique de la même manière que Hassan Ruvakuki, s’il est bel et bien allé rencontrer en Tanzanie des chefs de la rébellion, n’a fait que son métier de journaliste.

«J'ai été arrêté comme un voleur, traité comme un ennemi de la nation et condamné comme le pire des criminel», avait déploré Hassan Ruvakuki lors de son procès en appelJe demande aujourd'hui à être blanchi».

Un blanchiment qui se fait attendre, mais que souhaite aussi RSF. «L’année écoulée a été très éprouvante, pour lui en premier lieu, mais également pour ses proches et l’ensemble de la presse burundaise» explique l’organisation, qui s’inquiète de la faible mobilisation qui a eu lieu pour le soutenir.

«Hassan Ruvakuki a encore besoin du soutien de tous et doit pouvoir compter sur la mobilisation de ses confrères, des organisations de défense des droits de l’homme et de la communauté internationale» indique de cette manière Reporters Sans Frontières. 

Lu sur Reporters Sans Frontières, RFI

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