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Qui veut tuer les soldats centrafricains?

De nombreuses questions restent en suspens après l’attaque d’une base militaire en République centrafricaine, qui aurait entraîné la mort d’au moins quatre militaires et l’incendie de deux véhicules armés le 27 novembre.

Les circonstances de l’affrontement demeurent encore très floues, mais RFI croit déjà savoir que les militaires ont été tués en se lançant à la poursuite des assaillants, à une quinzaine de kilomètres de Kabo, dans le nord de la République centrafricaine.

«Les versions se contredisent à Bangui sur cette nouvelle attaque», reconnait Radio France Internationale, qui explique toutefois que «depuis plus de deux mois (…) la présence de ces hommes est signalée dans cette région».

Il est encore extrêmement complexe d’arriver à définir avec précision combien d’assaillants ont pu être tués durant ces affrontements qui auraient duré plus d’une heure, selon les premiers témoignages recueillis par RFI.

Au sujet de l’identité du groupe armé assaillant, les informations sont aussi difficiles à obtenir. Selon l’armée centrafricaine, les dissidents de la rébellion de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP, créée en 2008) seraient responsables de l’attaque contre la base militaire.

Une autre piste évoque toutefois les rebelles du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) aux ordres du général Abdoulaye Miskine.

Si nul ne peut dire avec exactitude qui se cache derrière l’attaque, RFI rappelle qu’il y a dix jours déjà, un groupe armé avait dépouillé plusieurs motos-taxis et leurs passagers à une dizaine de kilomètres de Kabo, leur dérobant 4 millions de Francs CFA (environ 6000 euros).

Un climat de méfiance semble donc s’être installé dans la région, et des populations sont déjà parties plus au sud, notamment vers les villes de Batangafo et Kaga Bandoro.

Lu sur RFI 

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