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Algérie: les négociations "avancent" sur Renault et Total


L'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin donne une conférence de presse à Alger, le 25 novembre 2012 AFP Farouk Batiche

Les négociations en cours pour l'installation d'usines Renault et Total en Algérie, "avancent de manière significative", a déclaré dimanche à Alger l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin.

"Sur Renault les choses avancent bien. Sur Total, les choses avancent très bien", a déclaré M. Raffarin à la presse à Alger, précisant que ces dossiers phares de la coopération algéro-française "ne sont pas encore finalisés".

M. Raffarin, chargé par l'ex-président Nicolas Sarkozy de renforcer les liens économiques avec Alger, a été reconduit par le président français François Hollande dans sa mission pour un an.

Il s'exprimait à l'issue d'un entretien avec le ministre algérien de l'Industrie, de la PME et de la promotion des investissements Cherif Rahmani.

Un accord-cadre pour la réalisation d'une usine Renault en Algérie a été signé le 25 mai après 15 mois de négociations. Reste à mettre sur pieds une joint-venture entre le constructeur français et son partenaire algérien pour la production dans un premier temps de 75.000 voitures par an sur un site proche d'Oran (ouest).

De son côté, Total négocie une usine de vapocraquage d'éthane à Arzew, près d'Oran (430 km à l'ouest d'Alger) avec le groupe pétrolier public Sonatrach.

"Les discussions actuellement portent sur le prix d'éthane qui sera

livré par Sonatrach à Total", a déclaré Vincent Dutel, un responsable de Total Algérie.

Selon M. Dutel, Total a accepté la proposition du groupe algérien de se faire livrer l'éthane à Hassi R'mel, principal champ gazier de l'Algérie dans le sud de l'Algérie, au lieu d'Arzew (ouest), où sera implantée la future usine de vapocraquage. Les discussions entre les deux groupes butaient sur cette question.

"Nous avons beaucoup progressé sur les grands dossiers économiques même si parfois nous ne communiquons pas les détails. Nous laissons le soin aux autorités suprêmes du pays d'annoncer les accords auxquels nous allons parvenir", a dit M. Rahmani à moins d'un mois de la visite de M. Hollande en Algérie.

"A partir d'aujourd'hui, je pense à un second souffle dans nos relations qui sera confirmé lors du sommet entre les deux chefs d'Etats" en décembre, a-t-il ajouté.

M. Raffarin a ensuite été reçu par le Premier ministre Abdelmalek Sellal avec lequel il s'est entretenu "des projets d'investissements en cours de discussions entre les deux pays et du lancement de nouveaux projets", selon un communiqué officiel.

L'Algérie est l'un des partenaires privilégiés de la France en Méditerranée, mais les relations entre Paris et son ancienne colonie traversent régulièrement des périodes de tension.