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Côte d'Ivoire : le principal parti d'opposition refuse de sièger

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), principal mouvement d'opposition, a annoncé jeudi qu'il refusait de siéger à la nouvelle Commission Electorale Indépendante (CEI) censée organiser la présidentielle de 2020.

L'autre grand parti d'opposition, le Front populaire ivoirien (FPI) avait fait de même lundi, et un important groupe d'organisations de la société civile, le GPATE, avait lui aussi fait connaître mercredi son refus d'y siéger.

Le PDCI, associé à quatre petits partis d'opposition "décide de n'envoyer aucun représentant pour siéger au sein de la Commission Electorale Indépendante", selon un communiqué signé du numéro deux du parti Maurice Kakou Guikahué.

Le PDCI estime "non consensuelle et décriée par tous" la loi électorale adopté par l'Assemblée nationale le 30 juillet, instituant la nouvelle CEI. 

Le PDCI et les partis associés au communiqué "réitèrent leur disponibilité pour des discussions inclusives, afin d'aboutir à un organe électoral impartial et crédible, pour des élections justes et véritablement démocratiques", selon le communiqué.

A la suite d'un arrêt en 2016 de la Cour africaine des droits de l'homme jugeant l'ancienne CEI ivoirienne "déséquilibrée" et non-indépendante, le gouvernement ivoirien a lancé un processus de réforme au début de l'année.

La nouvelle CEI doit comprendre 15 membres, contre 17 auparavant : un représentant du président de la République, un du ministre de l'Intérieur, six de la société civile, six des partis politiques - équitablement répartis entre le pouvoir et l'opposition -, et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature. 

La société civile et l'opposition militent pour une "CEI équilibrée" de 15 représentants équitablement repartis : cinq pour l'opposition, cinq pour la mouvance présidentielle et cinq pour la société civile.

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de l'élection présidentielle de 2020 qui s'annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne, qui s'était soldée par plus de 3.000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo d'admettre sa défaite face à l'actuel chef d'Etat, Alassane Ouattara.

AFP

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