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RDC - La France accuse les Casques bleus de n'avoir pas empêché la prise de Goma

«Il faut se poser la question de l'efficacité de la Monusco (la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo ndlr)» a répété Laurent Fabius le 20 novembre selon Sipa Press, après l’attaque et la prise de la ville de Goma dans le Nord-Kivu par le mouvement rebelle du M23.

L’idée que les casques bleus de l’ONU, alors qu’ils sont sur place, n’aient pu empêcher la rébellion de prendre position dans la ville, a poussé le chef de la diplomatie française à déclarer qu’il trouvait cela «absurde, pour employer un mot poli» rapporte Sipa.

«C'est vraisemblablement le mandat de la Monusco qui est à revoir» a ainsi insisté Laurent Fabius, s’interrogeant que «quelques centaines d’hommes» aient pu s’emparer d’une ville de plus d’un million d’habitants.

Pour lui répondre, Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint des Nations Unies responsable des opérations de maintien de la paix a expliqué ce 21 novembre à RFI que «le métier de la Monusco, ce n’est pas de casser du M23. Ce n’est pas son mandat».

«D’abord, à Goma, les troupes du M23 sont entrées au nez et à la barbe des troupes congolaises. Il faut réaliser qu’il y avait 7.000 troupes congolaises et qu’elles se sont, malheureusement, évaporées dans la nature» a justifié le responsable.

Tout en reconnaissant que la perte de Goma était «quand même un échec», Hervé Ladsous a refusé de se prononcer sur la modification du mandat de la Monusco, qui est décidé par le Conseil de Sécurité.

Selon le site de la BBC, les Nations Unies ont adopté une résolution visant à appliquer des sanctions contre les chefs de la rébellion du M23. Le président congolais Joseph Kabila a, quant à lui, exhorté son peuple à «résister».

Lu sur Nouvel Observateur, BBC, RFI

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