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Ebola en RDC: l'ex-ministre de la Santé entendu par la justice (source judiciaire)

L'ex-ministre de la Santé Oly Ilunga a été entendu mardi par la justice congolaise dans une enquête sur l'utilisation de fonds publics dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui a tué près de 2.000 personnes en un an en République démocratique du Congo.

"Ce mardi, le Dr Oly Ilunga, ex-ministre de la Santé, a été auditionné par le parquet général près la cour de Cassation. L'instruction est en cours et il a confiance dans la justice de son pays", a indiqué son avocat, Me Guy Kabeya.

"Il est reparti libre", a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Trois de ses ex-collaborateurs, "dont un médecin", ont été placés en garde à vue, ajoute cette source, qui confirme une information de la radio Top Congo.

Le Dr Ilunga a été entendu "dans le cadre d'une enquête se rapportant à la gestion d'importants fonds versés par le gouvernement destinés à la riposte contre la maladie à virus Ebola", selon une autre source judiciaire. 

"C'est un enquête préliminaire. Il n'y a pas de raisons de s'inquiéter. Il n'est pas en état d'arrestation", a ajouté cette seconde source.

- Deuxième vaccin -

Nommé en décembre 2016, M. Ilunga a démissionné le 22 juillet. Il s'estimait désavoué par le président de la République Félix Tshisekedi, qui lui avait retiré la conduite de la riposte contre Ebola.

Le chef de l'Etat en a confié la coordination à Jean-Jacques Muyembe, directeur de l'Institut congolais de la recherche biomédicale de Kinshasa (INRB).

L'ex-ministre s'opposait aussi à l'introduction d'un deuxième vaccin "par des acteurs qui ont fait preuve d'un manque d'éthique manifeste". Le ministre s'était opposé dans une circulaire à l'introduction de ce deuxième vaccin du laboratoire belge Janssen, filiale de l'Américain Johnson&Johnson.

Au total 205.321 personnes ont été vaccinées, selon les autorités congolaises, selon qui le seul vaccin valable est "le rVSV-ZEBOV fabriqué par le groupe pharmaceutique (américain) Merck".

La dixième épidémie d'Ebola sur le sol congolais a tué 1.990 personnes depuis qu'elle a été déclarée le 1er août dans l'est du pays, a indiqué le "comité national multisectoriel de la riposte" dans son bulletin daté de lundi.

"Nous avons maintenant la maîtrise de la situation sur le terrain. Ce n'est pas encore sous contrôle", a déclaré mardi à la presse le Dr Muyembe. 

"Il y a beaucoup d'espoir que les choses aillent beaucoup mieux dans les jours à venir", a-t-il ajouté en remerciant la Chine pour une aide de 60 tonnes de matériels de protection et de produits de laboratoire).

AFP

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