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Plaidoyer pour que les Africaines restent rondes

On est bien loin l’époque où les femmes rondes avaient la cote. Pour le chanteur ivoirien Meiway, l’Afrique s’éloigne de ses traditions en se laissant imposer «des femmes maigrelettes par l'Occident», rapporte RFI dans une interview accordée à l’artiste.

Dans son nouvel album sorti en octobre 2012, le roi du Zoblazo fait l’apologie des rondeurs de la femme africaine dans un de ses titres phares «Rouler moutou». Dans cette chanson, Meiway invite les Africaines à «garder leurs atouts et qualités qui leurs sont venus de la nature».

De plus en plus, les Africaines sont complexées de leurs poids et de leurs formes généreuses. Elles se forcent à des régimes alimentaires drastiques pour apparaître plus mince et s’exposent parfois à des risques sanitaires. Pour le chanteur ivoirien, ce nouveau titre est:

«C'est ma façon à moi de protéger nos traditions, nos femmes typées et de leur dire de rester telles qu'elles sont parce qu'il y a encore des personnes qui les aiment», a-t-il déclaré.

Après des chansons comme Miss Lolo, pour décomplexer les gros bonnets, professeur Meiway comme il s’est surnommé dans ce nouvel opus, livre quelques enseignements du Rouler mouton.

«Quand on roule les moutou, on s’éloigne de la sensibilisation et on se rapproche de l’obscénité! Le moutou, chez nous, c’est le postérieur. Je suis un chanteur qui aime les sujets insolites: j’ai écrit sur les strings, les lolos. Aujourd’hui, l’Occident nous impose des femmes maigrelettes. La femme africaine doit garder ses atouts (...).  Et je l’affirme de plus belle sur Rouler moutou pour dire à toutes les femmes de bouger leur derrière parce que ça nous fait beaucoup de bien», livre l’artiste.

Pour décomplexer les Africaines qui tendent de plus en plus à devenir minces, des concours de beauté sont organisées un peu partout en Afrique de l’Ouest pour vanter les mérites de la femme ronde. Awoulaba en Côte d’Ivoire,  miss Poog Beedré au Burkina Faso, elle s’appelle Jongoma au Sénégal. D’une zone géographique à une autre, les appellations changent mais la nature de la femme reste intacte. Dans ces concours, la beauté ne se mesure pas, elle se pèse.

Lu sur RFI

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