SlateAfrique

mis à jour le

Côte d'Ivoire - Simone Gbagbo passe devant le juge

Détenue en Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo sera bientôt fixée sur son sort. L’ex-première dame ivoirienne a commencé à être entendue dans le cadre des crimes qui ont été commis durant la crise postélectorale en 2010-2011, rapporte RFI. L’audition qui a commencé en Côte d’Ivoire le 13 novembre 2012 devrait prendre fin le lendemain. 

L’épouse de Laurent Gbagbo est poursuivie pour génocide et crimes de sang, atteinte de la sûreté de l’Etat et infractions économiques durant la crise postélectorale survenue en décembre 2010, à la suite de l’élection présidentielle. Selon les chiffres officiels, la crise a causé près de 3.000 morts.

L’épouse de l'ex-président ivoirien est l’une des trois personnalités du régime déchu qui ne s’était pas encore expliquée devant un juge d’instruction depuis son arrestation en avril 2011. Peu de choses ont filtré de son échange avec le juge ivoirien Koné Mamadou.

Simone Gbagbo est entendue à Odienné dans le nord-ouest du pays, où elle est détenue dans une villa depuis plus de 18 mois. Un des avocats de l’ex première dame est présent depuis le début de l’interrogation.

Comme pour les autres auditions sur le fond des pro-Gbagbo en détention à Bouna, à Katiola et à Korhogo (dans le nord du pays), qui ont déjà eu lieu, la présence d’un avocat qui défend la personne mise en cause est indispensable.

Seulement, il ne fait qu'assister qu'au déroulement de l’interrogatoire. Et ne peut intervenir pour orienter les réponses de sa cliente, précise RFI.

Au total, ce sont huit personnalités du camp Gbagbo qui sont inculpées de génocide. Des dizaines de personnes —des civils et des militaires— ayant servi sous l'ancien régime sont aussi en prison.

Selon un communiqué du ministère de la Justice, les procès des pro-Gbagbo en détention vont débuter dans les prochains jours en Côte d'Ivoire.

Lu sur RFI

A lire aussi

En voiture Simone (Gbagbo)

Ces Premières dames qui creusent la tombe de leur mari

En Côte d'Ivoire, la paix passe par la chanson

Côte d'Ivoire: Ouattara ne doit pas céder à la provocation