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Avortement à l'eau de javel au Cameroun

C’est l’histoire d’une jeune camerounaise qui a échappé de peu à la mort. Tout commence lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte.

Paniquée, elle décide de prendre une décision pour le moins radicale, rapporte le 6 novembre le quotidien camerounais Cameroon Tribune.

«Elle n’a rien trouvé de mieux que de l’eau de javel. Une fois le litre de désinfectant ingurgité, l’apprentie avorteuse s’est évanouie dans la cour de la concession familiale, en proie à de violentes douleurs abdominales.»

«La jeune fille n’a pas pu faire dix mètres. Elle tombe et commence à s’étrangler». Ses appels à l’aide auraient alerté la concession familiale. Ainsi, les cris des parents attirent le voisinage», rapporte le site belge Camer

L’avortement clandestin est devenu une pratique courante au Cameroun. De nombreux fœtus sont découverts «dans les latrines, poubelles et autres terrains vagues».

«Pratiquement tous les jours, nous recevons des femmes souffrant des complications dues à une tentative d’avortement ou à un avortement clandestin mal négocié», confie une infirmière à Cameroon Tribune.

Ce sont souvent des jeunes filles, généralement entre 15 et 20, qui recourent à ces avortements clandestins. Elles craignent la réaction de leurs parents et sont prêtes à tout.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’avortement clandestin représente l’une des principales causes de mortalité maternelle en Afrique. Sur 47.000 femmes décédées dans le monde de suite d'avortements mal faits, 29.000 sont issues du continent, rapporte BBC Afrique

Lu sur Cameroon-Tribune, Camer et BBC Afrique

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