SlateAfrique

mis à jour le

Nord-Mali - L'Afrique de l'ouest a un plan d'attaque

Les pays membres de la Cédéao (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest) se sont finalement mis d’accord sur les modalités d’une intervention dans le Nord-Mali.

Le 12 octobre dernier, le Conseil de Sécurité de l’ONU avait donné 45 jours la Cédéao pour rendre un plan d’action «cohérent» pour une intervention militaire. Le 11 novembre, la réunion de la Cédéao, qui s’est déroulée «en urgence» à Abuja (Nigeria) selon Sipa-AP, a décidé d’envoyer 3.300 soldats issus des armées régionales en plus des 5.000 soldats maliens pour une durée d’un an. L'objectif est de déloger les mouvements islamistes radicaux qui contrôlent aujourd’hui le nord du pays, et de rendre son intégrité au Mali.

«Le Conseil de Sécurité des Nations unies doit encore donner son feu vert à cette intervention internationale. Une décision qui pourrait intervenir fin novembre ou début décembre» précise RFI.

La réunion de la Cédéao, qui s’est déroulée «en urgence» à Abuja (Nigeria) selon Sipa-AP, ainsi décidé d’envoyer 3.300 soldats issus des armées régionales en plus des 5.000 soldats maliens pour une durée d’un an.pendant un an pour déloger les mouvements islamistes radicaux qui contrôlent aujourd’hui le nord du pays, et rendre son intégrité au Mali.

«Nous avons des pays qui offrent des bataillons, d'autres des compagnies (...). Il y a, bien sûr, le Nigeria, le Sénégal, le Niger, le Burkina Faso, nous avons également des pays comme le Ghana (...), le Togo» a affirmé Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao.

Des renforts issus d’armées «hors Cédéao» pourraient aussi participer à l’intervention: le Tchad et des pays extracontinentaux pourraient ainsi constituer les quelques contributeurs prévus aux côtés des forces ouest-africaines.

Les Etats d’Afrique de l’Ouest ont estimé que le dialogue demeurait «l'option préférée pour la résolution de la crise politique au Mali».

«Toutefois, en ce qui concerne la situation sécuritaire, l'usage de la force s'avère indispensable contre les réseaux terroristes et de criminalité transnationale qui menacent la paix et la sécurité internationales» selon le communiqué final de la réunion, cité par RFI.

Plusieurs questions restent toutefois en suspend selon RFI: le financement de cette intervention, ainsi que le commencement de cette dernière sont encore à définir. 

Lu sur RFI, Le Nouvel Observateur

A lire aussi

Ces jeunes Français qui épousent le djihad

L'impossible réconciliation du Mali

Ansar Dine veut devenir fréquentable

Les Touaregs sont les boucs émissaires de la crise malienne