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Crash de l'avion militaire algérien: Que dit l'enquête?

24 heures après le crash de l’avion militaire algérien à Trélans, en Lozère, on dénombre beaucoup d’interrogations mais peu de réponse.

Les enquêteurs de la section de recherches de l’Armée de l’Air et du Bureau Enquête Accident Défense (BEAD) ont commencé un long travail d’investigation depuis le crash de l'avion Casa C-295 M vendredi 9 novembre.

200 pompiers et militaires sont rapidement arrivés sur les lieux de l'accident pour rassembler les indices et retrouver les corps des 6 passagers de l’avion.

«Le ratissage sera difficile: les débris de l’appareil s’étalent sur une zone longue de 2 km dans une prairie en pente à forte déclivité», lit-on sur le site du Midi Libre.  

A bord de l'avion étaient présents cinq militaires et un représentant de la banque d'Algérie, précise le quotidien algérien El Watan. Selon les dernières informations, ils avaient la mission de récupérer une cargaison de papier-monnaie.

Comment expliquer le crash?

Selon Samuel Finielz, procureur de la République de Mende, l’appareil «se serait disloqué en vol».

«L’avion a été soumis à une descente sévère et à de telles contraintes que la cellule peut s’être cassée net», expliquait Simon-Pierre Delannoy, commandant de la section de recherches de l’armée de l’Air.

Y-a-t'il des témoins de l'accident?

«On a entendu un très grand bruit, on est sorti pour voir et on a tout de suite compris que c’était un avion, mais ça a vraiment été très bref», a confié un habitant de la localité à l'AFP.

«Nous avons entendu des déflagrations, puis nous sommes montés en haut du village et avons vu un avion en train de brûler», a raconté de son côté Marine Massabio, une autre habitante de cette commune d’une centaine d’habitants.

L’article du Midi Libre revient également sur la manière avec laquelle un de leur journaliste a été malmené par les autorités françaises et algériennes.

«Notre collaborateur ne faisait que son métier, recueillir des témoignages et prendre des images pour retranscrire les circonstances du drame. Hélas pour lui et pour vous lecteurs, le reporter de Midi Libre a été conduit sous la tente du PC où il s’est vu contraint de faire disparaître toutes ses photos», explique le site du quotidien

Les autorités algériennes lui auraient même ordonné de fournir ses autres cartes flash. Ce que le journaliste a refusé de faire.

«La Lozère n’est pas l’Algérie messieurs les censeurs!», conclut le site d’information.

Lu sur Midi libre

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