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RDC - La mode des gros seins fait des ravages

En République Démocratique du Congo, et plus précisément dans la région du Bas-Congo à l'ouest du pays, la mode est aux poitrines plantureuses.

Outre l'étalage de leur passion pour les postérieurs imposants, les Congolaises essayent aujourd’hui d’obtenir les plus grosses poitrines possibles à l’aide de divers procédés, explique le site Syfia Grands Lacs.

«Quand vous avez une belle poitrine, les hommes vous dévorent du regard. J'en rêve» a confié au site une journaliste de RDC. Il semblerait pourtant que la mode des gros seins au bas Congo soit très récente: quatre ans seulement selon un agent d’un salon cosmétique spécialisé interrogé par Syfia Grands Lacs.

Carine Makwala, une vieille dame, se souvient ainsi qu’ «à (son) époque, avoir une forte poitrine signifiait être sujette aux railleries. Des noms étaient collés à celles qui en avaient. Ce qui poussait les filles gênées à dissimuler leurs gros seins sous des vêtements amples».

Aujourd’hui, la tendance s’est inversée et les mentalités ont beaucoup changé, principalement en raison de l’influence qu’ont les médias sur les populations du bas Congo. Spots publicitaires et séries télé ont eu raison de la mode traditionnelle, précise Syfia Grands Lacs.

Non sans risques, des «cabinets cosmétologiques» proposent ainsi de faire grossir les seins des clientes qui le désirent par plusieurs procédés: le massage suivi d’une technique à la ventouse, l’application de pommades, l’ingurgitation de tisanes ou de compléments alimentaires censés donner du volume aux poitrines en trois ou quatre mois.

Ces «produits d’origine et de composition peu sûres» peuvent toutefois s’avérer dangereux pour la santé, prévient Emmanuel Nzuzi, pharmacien inspecteur provincial intérimaire. Il met en garde les femmes tentées par ces traitements contre les cancers du sein: «tout ce qui a trait aux hormones est dangereux pour la santé».

Lu sur Syfia Grands Lacs

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