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Burundi - Un journaliste de RFI jugé comme un terroriste

«Je ne suis pas un terroriste. Je ne l'ai jamais été et je ne le serai jamais, je suis journaliste», a martelé le Burundais Hassan Ruvakuki, correspondant du service en swahili de Radio France internationale, rapporte le site de RFI.

L’audience de son procès en appel, où il est jugé aux côtés de vingt-deux co-accusés se tenait ce 8 novembre à Gitega, dans le centre du Burundi.

Condamné en première instance à la perpétuité pour «actes de terrorisme», pour avoir organisé une attaque lancée par une nouvelle rébellion à partir de la Tanzanie en novembre 2011, puis d'en avoir fait la publicité, alors qu'il ne faisait que son métier de journaliste, Hassan Ruvakuki peut désormais s'expliquer face aux juges, souligne RFI.

«J'ai été arrêté comme un voleur, traité comme un ennemi de la nation et condamné comme le pire des criminel», a-t-il déploré. Je demande aujourd'hui à être blanchi.»

En outre, lors de l’attaque, il se trouvait déjà en prison avec d’autres accusés. Ce que nie fermement le ministère public.

«Il est vraiment ridicule de pouvoir soutenir une certaine complicité dans cette infraction, dans la mesure où les individus ont été arrêtés deux jours avant l’attaque», s’est insurgé maître Prosper Niyoyankana, révèle RFI.

«Ce qui veut dire qu’ils ne peuvent en aucune manière être des complices d’une infraction qui a été commise longtemps après leur arrestation », a-t-il ajouté. 

Le procès doit se poursuivre le 9 novembre avec les réquisitoires et les plaidoiries. Le verdict devrait ensuite être rendu dans un délai de deux mois.

Lu sur RFI

 

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