SlateAfrique

mis à jour le

La prison pour le réalisateur du film anti-musulmans

Nakoula Basseley Nakoula connu également sous le nom de Mark Basseley Youssef est sous les verrous.

L'auteur du film L’innocence des musulmans, qui avait déclenché une vague de violences meurtrières dans les pays arabes, a été condamné, le 8 novembre, à un an de prison, rapporte le quotidien américain Los Angeles Times.

Ce n’est pas son brûlot anti-islam, dépeignant le prophète Mahomet comme un voyou aux pratiques déviantes, qui l’a conduit à la case prison, mais une violation de sa liberté conditionnelle dans une affaire de fraude bancaire, souligne le site britannique BBC.

Il avait été condamné, en 2010, à 21 mois de prison pour avoir ouvert plusieurs comptes bancaires et cartes de crédit au moyen de fausses identités.

Mark Basseley Youssef a admis sa culpabilité pour quatre chefs d'accusation, notamment sur l'obtention d'un permis de conduire californien au moyen d'une fausse identité. Il a pu passer un accord avec le bureau du procureur, qui a abandonné quatre autres chefs d'accusation, révèle le Los Angeles Times. 

Si l'accusation a écarté lors de l'audience tout lien entre son film et la violation de sa liberté conditionnelle, elle a néanmoins affirmé que L'innocence des musulmans était une nouvelle preuve de sa «propension récurrente à la tromperie». 

Et pour cause, «sa tromperie a causé un préjudice réel à certaines personnes», a ajouté le procureur-adjoint Robert Dugdale, précisant qu'au moins une actrice du film craignait pour sa vie.

D'autres «considèrent que leur carrière est finie» après avoir participé à ce film, car Mark Basseley Youssef a omis de leur dire qu’il venait de sortir de prison ou en doublant le film avec de nouveaux dialogues après le tournage. 

Lu sur Los Angeles Times et BBC

 

A lire aussi

Un film anti-musulman qui n'a rien d'innocent

Libye: le mauvais combat des djihadistes

L'exception algérienne face à «L'Innocence des musulmans»