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Barcelone ou la mort: l'immigration clandestine fait de nouvelles victimes

Le cauchemar reprend. L’opération suicide de Barça ou Barsakh (Barcelone ou la mort) qui défrayait la  chronique il y a encore trois ans, semble avoir repris.

Soixante-douze émigrés sénégalais clandestins ont trouvé la mort dans la nuit du 26 au 27 octobre 2012, au lendemain de la fête de l’Aïd El Kébir (Tabaski), rapporte Seninfos.

Deux pirogues remplies de candidats à l'émigration clandestine à destination de l'Europe ont chaviré au large de Nador, une ville portuaire du Nord-Est du Maroc.

Parmi les morts, on dénombre 31 Sénégalais, dont 3 filles. Les autres victimes sont de nationalité marocaine, algérienne, égyptienne, somalienne, nigériane et ghanéenne.  

Les rescapés ont été acheminés dans la ville de Tanger, au nord du Maroc par des gardes côtes espagnoles. Alors que les dépouilles des victimes sont entreposées dans des morgues dans la ville marocaine.

Depuis janvier 2006, des milliers d’Africains risquent leur vie pour émigrer en Europe. Le  phénomène, appelé Barça ou Barsakh (Barcelone ou la mort), a causé des milliers de victimes sénégalaises.

Plus de 25 000 clandestins ont rejoint les îles espagnoles des Canaries en partant des côtes sénégalaises et mauritaniennes. 3 000 y ont laissé leur vie en bravant 1400 kilomètres au cœur de l’Atlantique, dans des pirogues de fortunes.

Le phénomène s’était particulièrement accru entre 2006 et 2010. Des campagnes de sensibilisation avaient été alors initiées pour encourager les jeunes à abandonner l’idée d’une telle aventure.

Lu sur Seninfos

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