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Simone Gbagbo sera-elle jugée par la CPI?

Lors d’une rencontre avec l'Association de la presse diplomatique française, Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale ivoirienne a déclaré à Paris le 30 octobre que le dossier de Simone Gbagbo, ex-première dame ivoirienne, a été transmis à la CPI (Cour pénale internationale)

Depuis avril 2011, Laurent Gbagbo, l’ex président de la Côte d’Ivoire est incarcéré. L’ex chef d’Etat au pouvoir d’octobre 2000 à avril 2011 a d’abord été détenu dans le Nord de la Côte d’Ivoire avant son transfèrement à la Haye. Guillaume Soro, son ex-Premier ministre affirme ne pas savoir quelle suite la CPI va donner à ce dossier judiciaire.

 «Je ne sais pas, je ne connais pas l’avenir de Gbagbo. Ce dossier échappe totalement à la Côte d’Ivoire et est entièrement géré par la Cour pénale internationale (CPI). Nous sommes des observateurs. S’il est condamné à deux ans de prison,  il pourra rentrer en Côte d’Ivoire. Mais s’il prend 50 ans, je ne sais pas, car il a 67 ans… », aurait déclaré Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire le 30 octobre, rapporte le site ivoirien Abidjan.net.
Mais Guillaume Soro affirme que son épouse pourrait rejoindre Laurent Gbagbo à La Haye: 
«Ce que j’en sais, c’est que quand j’étais Premier ministre, le dossier a été transmis à la CPI. Ils sont en train d’investiguer et vous savez que la CPI n’obéit à aucune pression, ni injonction surtout de nos Etats faibles. Donc comme vous, j’attends de voir la suite judiciaire de ce dossier», a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent alors que le régime du président Alassane Ouattara est épinglé pour des atteintes aux droits de l’homme, dont les premières victimes auraient été les militants pro Gbagbo.
En effet, selon Human Rights Watch, les combattants fidèles à Ouattara, plus particulièrement dans la phase finale de leur offensive contre les troupes de l’ex-président Laurent Gbagbo en avril 2011, s’étaient eux aussi rendu coupables d’exécutions et de viols, analyse le site Connection ivoirienne.
Plusieurs mois après la bataille d’Abidjan en avril 2011, des troupes se réclamant d’Alassane Ouattara se seraient rendues coupables de meurtres et de tortures, comme le signale Human Rights Watch. Human Rights Watch et Amnesty international mettent en garde contre le risque d’une justice «des vainqueurs» en Côte d’Ivoire.

Lu sur Abidjan.net

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