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Les missiles de l'armée française n'étaient "pas entre des mains libyennes", assure Paris

Les missiles découverts dans un QG du maréchal Khalifa Haftar près de Tripoli, dont la France a reconnu la propriété, n'étaient "pas entre des mains libyennes", a assuré vendredi la ministre française des Armées Florence Parly.

"Les propos que l'on peut lire ici ou là sur le fait que ces missiles étaient entre les mains libyennes sont des propos tout à fait faux, ce n'était pas le cas", a-t-elle affirmé sur la radio France Info, alors que le Gouvernement libyen d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, a demandé jeudi soir des explications "urgentes" à Paris.

La ministre n'a pas expliqué pourquoi il était "faux" d'affirmer que les missiles étaient "entre les mains lybiennes", alors que toute les parties reconnaissent qu'ils ont été retrouvés dans un QG du maréchal Haftar.

Dans une lettre, le ministre des Affaires étrangères du GNA, Mohamad Tahar Siala, a demandé à son homologue français, Jean-Yves Le Drian, "d'expliquer de manière urgente le mécanisme par lequel les armes françaises découvertes à Gharyan sont parvenues aux forces de Haftar, quand ont-elles été livrées et comment?", selon un communiqué du ministère.

"Ils n'ont jamais été transférés à quiconque, ils n'avaient qu'un seul usage prévu, c'était de contribuer à la protection d'éléments français qui faisaient du renseignement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme", a répliqué vendredi la ministre française, en faisant valoir qu'"il y a eu en Libye de nombreuses attaques de Daech (acronyme arabe du groupe État islamique), y compris de façon très récente". 

"Ces missiles ont été mis hors d'usage, il étaient donc stockés dans un endroit qui était destiné à permettre leur destruction", mais "pour des raisons qui tiennent aux événements qui se déroulent en Libye, ces missiles n'ont pas pu être détruits à temps", s'est justifiée la ministre française. 

Le New York Times avait attribué mardi à la France la propriété de quatre de ces missiles américains antichar, découverts par les forces loyales au GNA à Gharyan, ville reprise fin juin au maréchal Haftar à 100 km de Tripoli. L'homme fort de l'Est libyen a lancé le 4 avril une offensive sur la capitale.

Dans sa lettre, le ministre des Affaires étrangères du GNA Mohamad Tahar Siala a également souhaité connaître "les quantités d'armes" qu'aurait fournies la France au maréchal Haftar, et "dont l'existence (en Libye) contredit les déclarations du gouvernement français (...) de soutien au GNA, comme seul reconnu internationalement", a-t-il dit.

La France reconnaît avoir apporté du renseignement au maréchal Haftar dans l'Est et le Sud mais réfute tout soutien militaire dans son offensive contre Tripoli.

En 2016, trois militaires français avaient péri lors d'une mission de renseignement dans l'Est.

En dépit de l'embargo, des livraisons d'armements continuent d'affluer des deux côtés, faisant peser la menace d'une guerre par procuration entre puissances régionales.

AFP

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