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RDC: la colère de l'UE contre l'ex-porte-parole de Kabila

Le représentant de l'Union européenne en République démocratique du Congo a publiquement accusé mercredi l'ex-porte-parole du président Joseph Kabila, Lambert Mende, de "déni de démocratie", justifiant les sanctions de Bruxelles à son égard.

Fidèle porte-parole du régime Kabila pendant dix ans jusqu'aux élections du 30 décembre 2018, M. Mende est actuellement candidat au poste de gouverneur dans sa province du Sankuru (centre) sur fond de tensions.

La consultation des députés provinciaux prévue mercredi a été reportée au 20 juillet "pour préserver la sécurité et la paix au niveau de la province du Sankuru", a indiqué la commission électorale.

Après ce nouveau report, le Sankuru est la dernière des 26 provinces congolaises où l'élection du gouverneur n'a pas eu lieu. 

Initialement candidat unique, M. Mende a saisi la Cour constitutionnelle contre la réhabilitation de son rival, Joseph-Stéphane Mukumadi. La candidature de ce dernier avait été invalidée, puis rétablie sur décision du Conseil d'Etat.

"Encore une fois les élections au #Sankuru #RDC sont annulées. Encore une fois, @LambertMende fait obstacle à la tenue d'élections et justifie les sanctions imposées à son égard par l'UE", a posté sur Twitter Guillaume Chartrain, premier conseiller de la délégation de l'UE.

"Nous serons vigilants quant aux décisions prises à la suite de ce nouveau déni de démocratie locale", a ajouté M. Chartrain.

Le diplomate français est le numéro un de la délégation depuis que l'ambassadeur de l'UE, le Belge Bart Ouvry, a été invité à quitter le pays par l'ancien gouvernement à la veille des élections du 30 décembre. Son tweet a été repris par le compte officiel "UE en RDC".

"Lambert Mende fait tout son possible pour éviter une candidature rivale. Il sait que dans des conditions normales, il n'a aucune chance d'être élu", glisse à l'AFP un diplomate européen.

M. Mende est l'une des 14 personnalités sous sanctions de l'UE, qui pointe du doigt sa "politique répressive" envers les médias entre 2016 et 2018 quand il était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

L'UE a par ailleurs annoncé mercredi la nomination d'un nouvel ambassadeur à Kinshasa, le Français Jean-Marc Chataigner, qui doit prendre ses fonctions en septembre.

AFP

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