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Afrique du sud - Un deuxième Marikana a-t-il été évité?

Le même scénario se répète. Des grévistes miniers face aux policiers qui n’hésitent pas à user de gaz lacrymogène. La police sud-africaine a lancé le 27 octobre des gaz lacrymogènes pour disperser des mineurs grévistes qui tentaient d'empêcher la tenue d'une importante réunion organisée par le principal syndicat du secteur minier du pays dans le stade Rustenburg.

Le Syndicat national des mineurs (NUM) a déclaré qu'il avait conclu un accord avec l’ Anglo American Platinum (Amplats) pour embaucher tous les travailleurs licenciés début octobre, lit-on sur le site d'information Mail and Guardian.

Amplats, premier producteur mondial de platine, est prêt à ré-embaucher 12.000 employés sud-africains, licenciés par SMS  pour s'être livrés à des grèves sauvages, a annoncé le Syndicat national des mineurs (NUM).

«Nous avons conclu un accord avec les employeurs pour réintégrer les salariés licenciés», a déclaré le coordinateur régional.

Normalement, les grévistes devraient se présenter mardi 30 novembre.

Toutefois un chef de file des grévistes refusent cet accord, qui n’est, selon lui, qu’une proposition de la direction.

«Nous ne sommes pas encore prêts, car nous  ne sommes pas parvenus à un accord entre toutes les partie», a déclaré le syndicaliste.

Les travailleurs réclamaient notamment des augmentations de salaire de  11% à 22%, le même niveau attribué aux mineurs de Marikana  à la suite d'une grève qui a engendré la mort de 46 mineurs, dont 35 tués par la police.

Dans la journée du vendredi 26 octobre, la grève semblait bien être sur le point de s'arrêter. Jacob Zuma en personne avait demandé aux miniers de retourner au travail.

Reste les questions salariales qui n’ont pas été au centre des négociations. Les syndicats ont d’abord cherché à réintégrer les mineurs licenciés.

Lu sur Mail and Guardian

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